Passer à l'action

5 faits étonnants sur le hérisson

Publié le 14 février 2017
Solitaire, nocturne, il se roule en boule lorsqu’il se sent menacé… Nous pensons tout connaître du hérisson, petit mammifère que l’on a parfois la chance d’observer dans un jardin ou en lisière de forêt. Mais saviez-vous que le hérisson est aussi miro qu’une taupe ? Qu’il a un excellent odorat, qu’il bave beaucoup, qu’il adore la mousse et les feuilles ? Citadin ou campagnard, nous vous proposons de découvrir 5 faits étonnants sur le hérisson.

5 faits étonnants sur le hérisson

1) Plus vieux, tu meurs !

Les premiers hérissons seraient apparus sous leur forme actuelle il y a environ 15 millions d’années, c’est-à-dire bien avant l’arrivée de mammifères plus impressionnants comme les mammouths, les rhinocéros laineux ou encore les tigres à dents de sabre. 15 millions de longues années durant lesquelles l’aspect du hérisson n’aurait pas bougé d’un pic !

 

2) Un glouton sans limites

Nous savons tous que le hérisson boulotte de nombreux invertébrés comme les araignées, les chenilles ou encore les limaces, ce qui lui vaut le titre honorable d’auxiliaire du jardin. Mais saviez-vous qu’il peut aussi s’attaquer aux jeunes rongeurs, aux oisillons ou encore aux cadavres de poissons ?

Notons quand même que monsieur est opportuniste, de ce fait, il ne se fatigue pas à courir après ses victimes mais se contente de les attraper lorsque celles-ci passent gentiment à sa portée.

 

3) Un mammifère qui ne manque pas de piquant !

Ce ne sont pas moins de 6 000 piquants érectiles qui ornent fièrement le dos de notre ami. Ces derniers restent environ 18 mois pour être ensuite remplacés par de nouveaux piquants, tout beaux, tout neufs. D’ailleurs le hérisson en prend grand soin ! Les scientifiques ont en effet observé qu’il enduisait ses piquants de bave, sûrement pour se débarrasser des tiques et des parasites ou encore pour cacher son odeur.

Pour se défendre, le hérisson n’hésite pas une seconde : il se « roule en boule » et contracte les petits muscles présents à l’extrémité inférieure de chacun de ses piquants. A l’inverse, lors de l’accouplement, la femelle étire ses pattes postérieures en arrière et couche les piquants de son dos pour éviter au mâle de se blesser.

 

4) Un animal qui s’exprime beaucoup… vraiment beaucoup.

Doté d’une excellente ouïe,  le hérisson met à profit ses cordes vocales. Ainsi, il n’est pas rare de voir un hérisson qui souffle et grogne quand il se nourrit (un peu comme certains voisins de table parfois). Inquiet ? Il lance des cris de cochons. Sans parler des amours bruyantes qui mélangent soufflements, éternuements et nasillements, et durant lesquels, les hérissons ne s’occupent plus des éventuels dangers extérieurs.

 

5) Des bébés à croissance rapide !

Au mois de juin, après 4 semaines de gestation, la femelle hérisson met au monde 2 à 7 beaux bébés…tout nus et tout roses ! En effet, à la naissance, ils présentent une peau boursouflée mais dépourvue de piquants. En quelques heures à peine, des petits piquants blancs apparaissent. Il faudra attendre environ 4 semaines (au moment du sevrage) pour que le jeune hérisson présente fièrement ses piquants bruns.

Aujourd’hui, le hérisson est un animal sauvage protégé par la loi. C’est pourquoi il est interdit de le tuer, de le blesser ou de le capturer. Actuellement, les véhicules représentent la deuxième cause de mort du hérisson, après la famine lors de l’hibernation lorsque les réserves de graisse sont insuffisantes. Il se fait principalement écraser lors de ses quêtes de territoires ou pendant ses sorties nocturnes lorsqu’il part à la recherche de nourriture.

 

Que faire pour les aider ?

Participez à la préservation de notre environnement en renseignant les lieux où vous observez des animaux écrasés sur J’agis pour la Nature avec Mam’Route, Faune et Route et Faune qui peut dans la région Nord Pas-de-Calais.

 5 faits étonnants sur le hérisson

Vous trouvez un hérisson blessé ou en difficulté ? Contactez au plus vite le centre de soin des animaux sauvages le plus proche de chez vous.

Pour en savoir plus, retrouvez ici la brochure des mammifères sauvages du Groupe Mammalogique Normand.


Dans les mêmes thématiques

BiodiversitéAménagement du territoire