Impact de l’homme sur l’environnement, écologie pour les enfants, énergie renouvelable, préservation de l’eau et du patrimoine de biodiversité etc.  composent nos actualités
Parce que les enjeux du développement durable nous concernent tous, notre organisme de protection de la nature conjugue « préserver l’environnement » avec international
La hausse rapide de la pollution de l’environnement et la dégradation d’écosystèmes, la rareté de l’eau potable sont des questions quotidiennes pour notre antenne marocaine
Qu’il s’agisse d’économie d’énergie, de déchet biodégradable, du recyclage de déchets ou plus largement de respect de l’environnement, nos partenaires sont un soutien indéfectible
Association de défense de l’environnement, la fondation Nicolas Hulot à pour principal but de développer l’éducation à l’environnement
Au plus proche du patrimoine et de la biodiversité, l’école Nicolas Hulot joue un rôle pédagogique en faveur de la protection de la biodiversité
La fondation est à l’initiative de « défi terre », un programme de bons gestes pour protéger la planète et limiter l’impact de l’homme sur l’environnement
Notre action pour la protection de la nature est internationale : meilleure utilisation des ressources naturelles (recyclage de déchets), soutien de projet de développement durable
En plus d’un accompagnement aux projets de développement durable, la fondation propose des partenariats avec des associations ayant une politique de développement durable

Pays en développement, les actions de la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l'Homme



-
Biodiversité | Eau | Changement climatique | Pays en voie de développement
-

L'implication de la Fondation dans les pays en développement


La conservation vecteur de développement

La gestion des espaces naturels dans le cadre des principes du développement durable peut devenir un puissant vecteur de la lutte contre la pauvreté.
En valorisant les expériences qu'elle a réalisées en ce domaine depuis sa création, la Fondation Nicolas Hulot met aujourd'hui à la disposition des collectivités locales du Sénégal et des pays voisins le programme Conservation et développement durables, un outil d'application pragmatique du développement durable. Tenant pleinement compte des dimensions économiques, sociales, environnementales et culturelles, il s'adapte à des communautés et des milieux naturels bien différents.

L’éducation à l'environnement constitue le premier pas vers le développement durable. Cette vocation de la Fondation à trouvé des exemples en "vraie grandeur", parmi les tous premiers lauréats des Bourses, mais de tels programmes ne peuvent se développer que dans la durée. Ainsi, le projet du Regroupement des Femmes de Popenguine pour la Protection de la Nature, lauréat en 1991, ne fut achevé qu’en 2001.

La démarche en était pourtant simple, mais elle mobilisa un collectif de plus de 1 550 femmes, de 8 villages, sur un territoire de près de 100 km2. Ayant entrepris de régénérer le couvert végétal de la réserve, le développement de pépinières s’imposa, à la fois pour le reboisement et le bois de feu.

Afin de produire le compost nécessaire, une collecte des déchets ménagers fut organisée. L’excédent servit à augmenter la production maraîchère. En attendant que les bois villageois soient exploitables, un réseau de distribution de combustibles permit de promouvoir l’usage du gaz. Le dispositif fut complété par la création d’une banque céréalière et d’une banque de crédit.

Le programme fut clôturé par la construction d’un centre de formation à l’écogestion des espaces protégés où le collectif peut désormais partager son expérience avec d’autres groupements féminins des différentes régions du Sénégal, comme des pays voisins qui sont soumis aux même contraintes écologiques et économiques. L’ensemble de ces réalisations qui constitue aujourd’hui l’Espace naturel communautaire Kër Cupaam, fut financé sur un budget de la Commission européenne, obtenu et géré par la Fondation.

Cette expérience réussie de gestion d’une réserve naturelle et des terroirs villageois périphériques par une communauté locale fut à l’origine des Aires du Patrimoine communautaire, une nouvelle catégorie d’aires protégées. Ce concept fut présenté à la communauté internationale lors du 50e anniversaire de l’UICN (Union mondiale pour la Nature) quelques mois après que l’île de Yoff, dans la banlieue de Dakar, ait été le premier site a avoir bénéficié de ce statut.

Depuis, une demi-douzaine de sites ont été classés. Certains sont remarquables par leur biodiversité, comme la chute de Dindefelo dans le Sénégal oriental. D’autres, au contraire, étaient fortement dégradés, comme la lagune de la Somone dont la mangrove a été régénérée sur plus de 60 ha par les jeunes volontaires de la réserve de Popenguine qui lui est voisine.

La mobilisation des populations pour la sauvegarde de leur environnement a conduit la Banque mondiale à confier à la Fondation la mission de multiplier les Aires du Patrimoine communautaire dans le cadre de son programme de conservation des zones de haute biodiversité, marine et côtière, du Sénégal.

Ce programme donne également à la Fondation la possibilité de mettre en application certains projets de ses anciens lauréats. C’est ainsi le cas d’un nouveau procédé de conservation du poisson qui, ne nécessitant ni intrant chimique, ni apport d’énergie, permet une stabilisation des produits, sans odeur et durant des mois, voire des années.

Un développement de la fabrication du charbon de biomasse convient tout particulièrement à la région de Saint-Louis où, depuis la construction du barrage de Diama, les roseaux envahissent le cours du fleuve. Ce procédé original a déjà été expérimenté dans une rizerie de la région pour la valorisation de la balle de riz, un déchet agricole dont on ne savait que faire jusqu’alors.


Le Réseau des membres francophones de l’UICN

Le développement durable passe aussi par la diffusion de l’information. Ainsi, pour faciliter la participation des francophones aux débats internationaux désormais tenus essentiellement en anglais, la Fondation a pris l’initiative de créer le Réseau des membres francophones de l’UICN.

Ce réseau, fondé lors du 2e Congrès mondial de l’UICN (Amman, Jordanie, 2000) par des membres de 16 nations francophones, compte aujourd’hui près de 250 correspondants, représentant plus de 200 organismes publics et privés dans 37 pays.

Sa vocation première est de développer les échanges d'informations, de constituer un pôle d’opinion, de défendre les intérêts des communautés francophones, notamment en Afrique où des synergies sont à soutenir..

Afin d’y contribuer, une bibliothèque virtuelle du développement durable rassemble les communications des adhérents et divers documents officiels diffusés par les Nations Unies, dont la Fondation est membre du Conseil économique et social, l’Organisation internationale de la Francophonie, l’Institut de l’Énergie et de l’Environnement de la Francophonie, etc. Depuis sa création, le principal objectif du Réseau a été la préparation du Sommet mondial du Développement durable de Johannesburg où la Fondation sera présente.

Contacts : Jean Larivière