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Il y a quelques années, un mareyeur dakarois avait
demandé l'aide de la Fondation pour ses recherches
sur un procédé original de conservation du poisson
de son invention. Avec un minimum de matériel,
sans apport d'énergie, ni intrant chimique, il est
parvenu à conserver durant des années des poissons
qui, de plus, peuvent être transportés et stockés
sans précaution particulière.
La création d'ateliers artisanaux utilisant ce principe
présente de nombreux avantages. Le premier est son
faible coût de mise en uvre. Un autre et non des
moindres est qu'il assure la valorisation
des excédents qui, pour beaucoup, finissent
en décharge faute d'avoir été vendus
dans les quelques heures suivant leur débarquement.
Ces rejets, perdus pour les populations qui souffrent de carence
en protéines, le sont également pour les stocks
d'espèces souvent surexploitées. Or,
au Sénégal, il est estimé que des dizaines
de milliers de tonnes sont ainsi gaspillées chaque
année.
Par ailleurs, avec la multiplication des ateliers de nombreux
pêcheurs peuvent rester dans leur village pour les approvisionner,
alors que la majorité d'entre eux est obligée
d'émigrer vers les grands ports de débarquement
où leur afflux ne fait souvent qu'aggraver la mévente.
Enfin, un produit bon marché et
facilement transportable peut être largement distribué
dans les régions de l'intérieur, mais
également vers d'autres pays et, ainsi, contribuer
au développement d'un commerce Sud-Sud certainement
plus profitable que ceux devant se mesurer à la concurrence
des exportations dans les pays du Nord.
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