Madagascar : joyau mondial de la biodiversité
Madagascar est une grande île qui s'étire sur plus de 1 500 km du Nord au Sud et de 500 km d'Est en Ouest. Selon l'UNESCO, elle constitue une des zones prioritaires mondiales en termes de conservation de la biodiversité car elle abrite un large éventail d'espèces animales et végétales dites « endémiques » car on ne les trouve nulle part ailleurs au monde.
Mais ce pays est aussi un des plus pauvre du monde (143e sur 177 pays selon les Nations Unies) et doit donc faire face à la complexe équation entre lutte contre la pauvreté et érosion de la biodiversité. Cette difficulté est bien illustrée par les pratiques culturales de « défriches - brûlis » qui sont en partie responsables du fort taux de déforestation de Madagascar.
Lutter contre la pauvreté en protégeant la biodiversité
L'ONG « l'Homme et l'Environnement », basée à Madagascar, est spécialisée dans le développement durable et la préservation de la biodiversité par l'implication des populations locales défavorisées. Elle propose aux communautés locales des alternatives de gestion des ressources naturelles qui sont économiquement et écologiquement durables.
Ses actions s'inscrivent dans le cadre d'un plan d'aménagement intégré comprenant aussi bien un soutien agricole, une aide à la santé et à l'éducation, des activités de régénération forestière et de sensibilisation à l'environnement, ainsi que le développement d'activités génératrices de revenus. Cette dernière composante se fait en particulier par le soutien à la création de micro-entreprises communautaires dans une approche de renforcement des capacités et de transfert graduel aux populations locales. Il s'agit à terme de leur donner les moyens de gérer de manière pérenne les ressources naturelles locales, et de réinvestir les bénéfices engendrés pour financer des projets éducatifs et sanitaires.
Commerce équitable comme moteur de protection de la forêt
Sur 10 000 espèces de plantes que l'on trouve à Madagascar, on considère que plus de 2 000 auraient des propriétés médicinales ou aromatiques. La production d'huiles essentielles peut donc se révéler une alternative intéressante à condition qu'elle se réalise en collaboration étroite avec les populations locales et le secteur privé afin de traiter durablement
les problématiques de pauvreté et de surexploitation des ressources naturelles.
La certification « commerce équitable » est un moyen de s'assurer que la production s'organise dans le respect de normes sociales et environnementales, mais aussi de responsabiliser les entreprises qui s'approvisionnent dans ce pays dont ces mêmes normes sont bien moins contraignantes qu'en France.
Grâce au Service de Coopération au Développement (SCD), la Fondation a mis à la disposition de l'Homme et l'Environnement un volontaire en solidarité internationale chargé d'aider à la mise en place de la certification de la production d'Huiles Essentielles aux normes du commerce équitable à Madagascar.