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Question du comité consultatif des donateurs à la Fondation

La restauration collective (cantines scolaires, cantines d'entreprises, hôpitaux, maisons de retraite, etc.) représente 8 millions de repas par jour. Elle constitue de ce fait un levier majeur de modification de nos comportements alimentaires et de structuration des filières agricoles.

Aujourd'hui, alors qu'il existe de nombreux exemples de réussites locales, le changement semble avoir du mal à prendre une ampleur nationale. D'où notre question à la Fondation, et à sa chargée de projet Restauration collective responsable, Agathe Vassy : Quels sont aujourd'hui les freins à l'adoption plus large d'une restauration collective responsable ?

La FNH s'investit depuis plusieurs années pour promouvoir une restauration responsable. Elle a notamment organisé en 2011-2012 des journées de travail sur le sujet, alliant tous les acteurs du secteur. Cette rencontre avec les professionnels a permis d'identifier plusieurs points de blocage :

Frein budgétaire

Lorsque l'on sait qu'en milieu scolaire le budget moyen d'une assiette se situe par exemple entre 1€50 et 2€50, le passage à un approvisionnement  de meilleure qualité entraîne un surcoût parfois difficilement envisageable pour les structures. Seulement, intégrer dans une démarche globale ce surcoût peut être grandement minimisé, de la diminution du gaspillage au rééquilibrage des menus, les leviers sont nombreux.

Frein réglementaire

La restauration collective est soumise à de nombreuses normes et contraintes logistiques qui imposent une certaine standardisation des produits, parfois peu compatible avec des circuits d'approvisionnement locaux et de qualité (Qualité, Proximité et Saisonnalité : QPS).

Pour s'approvisionner un restaurant doit lancer un appel d'offre auprès des producteurs grossistes. Or la rédaction de ces derniers doit répondre à une réglementation stricte rendant par exemple difficile l'approvisionnement de proximité.

 

Le manque de structuration des filières agricole

Tous les territoires ne bénéficient pas de filière agricole de proximité et de qualité suffisamment bien structurée pour approvisionner durablement les restaurants collectifs. Les élus ont ici un rôle clé à jouer.

L'importance de l'accompagnement pédagogique

Un certain nombre d'initiatives se sont heurtées à un échec. En effet, l'introduction de produits QPS dans une cantine doit être précédée d'une pédagogie envers les convives afin de les sensibiliser aux enjeux d'une alimentation responsable et de lever ainsi les freins.

 

Le manque de concertation/ échange entre les différents acteurs de la filière 

C'est l'un des freins les plus importants. Un projet de restauration collective responsable doit impliquer plusieurs acteurs (producteurs, grossistes, cuisiniers, mais aussi élus locaux), qui ne connaissent pas forcément le métier et les contraintes des autres. Le dialogue en est d'autant plus difficile que l'accès à l'information au sein du secteur est souvent limité (quelle offre locale ? quelle plateforme logistique de mutualisation ?). Les professionnels souffrent d'un manque de visibilité si bien qu'un cuisinier souhaitant mettre en œuvre une démarche responsable aura du mal à trouver des exemples d'initiatives réussies.

 

schéma restauration collective

Persuadée que ce dernier point est une des clés de la solution, la Fondation travaille à la création d'outils de mutualisation et d'accompagnement à destination des acteurs du secteur. Elle travaille ainsi à un cadre de dialogue à destination des acteurs du terrain grâce à la création d'une méthode d'accompagnement et de certification participative vers une restauration collective responsable (RCR). Après un bilan des pratiques actuelles du restaurant, l'outil permettra de fixer collectivement (cuisinier, clients, élus...) des objectifs à atteindre. Cette démarche permet d'impliquer chacun dans le changement, au lieu de laisser le cuisinier porter seul le projet. La Fondation met aussi en place des outils  de recensement et d'échanges (Portail Internet de la RCR) autour des initiatives engagées, pour que chaque action locale puisse en inspirer d'autres.

Le chantier reste vaste, mais sa portée sur notre santé et sur la structuration de la production agricole vaut largement les efforts. Et gageons que si Agathe Vassy y met l'énergie et la passion dont elle a fait preuve pendant notre discussion, le succès sera au rendez-vous.

 

 

Commentaires :
4
Posté par :
MelanieBlondelFNH
Dans :
Parlons solutions
Tags :
restauration collective responsable
comportements alimentaires
filières agricoles
QPS

Retour sur le discours de politique générale de Manuel Valls

QUELLE PLACE POUR LA TRANSITION ECOLOGIQUE ?

 

Manuel Valls faisait mardi son discours de politique générale et la transition écologique n'a pas eu la place méritée. Peu d'ambition en effet pour ce grand projet pour la France, créateur d'emplois et porteur de justice sociale, résumé pour l'essentiel au projet de loi sur la transition énergétique. Un projet sur lequel de nombreuses inquiétudes demeurent ...

 Si le Premier ministre a réaffirmé certains des objectifs du gouvernement précédent (réduction de 30 % des consommations d'énergie fossile d'ici 2030, réduction de la part nucléaire à 50% du mix électrique d'ici 2025), il n'a rien dit de l'objectif de réduction de 50% des consommations d'énergie finale pour 2050. Il s'agit pourtant d'un engagement affirmé par le président de la République lors de la conférence environnementale de 2013. Aucune mention non plus de la lutte prioritaire contre la précarité énergétique, de l'obligation progressive de rénovation thermique ; rien sur la mobilité.  A cela s' ajoutent de nombreux chantiers majeurs passés sous silence : quid de la conférence bancaire et financière sur les mécanismes de financements innovants pour la transition écologique ? Où est passée la fiscalité écologique ? Pas un mot sur les lois agriculture d'avenir et biodiversité qui devraient être adoptées avant la fin de l'année.

Discours de politique générale 2014

crédit photo Ouest France


Il faudra que le gouvernement précise rapidement comment il aborde tous ces sujets au cœur de la transition écologique.

 

VERS UN PACTE DE RESPONSABILITE ET DE SOLIDARITE ECOLOGIQUE ?

 

Le premier Ministre s'est, ainsi, focalisé sur le pacte de responsabilité et de solidarité. Pour la Fondation Nicolas Hulot il manque à ce pacte une nécessaire dimension « écologique » qui  repose sur trois points principaux. 

  • La poursuite du basculement des régulations initiée lors du déploiement du Crédit d'Impôt Compétitivité Emploi (CICE). Il s'agit de compenser une partie de la baisse annoncée des fiscalités pesant sur l'emploi par une montée en charge de la fiscalité écologique . De nombreuses instances économiques (FMI, OFCE, Commission Européenne) ont souligné les vertus d'un tel basculement pour l'économie, l'emploi et l'écologie.
  • L'inscription de la lutte contre la précarité énergétique au cœur de la politique de solidarité et de défense du pouvoir d'achat. Un pacte de solidarité écologique, c'est un pacte qui instaure un bouclier énergétique et des primes à la conversion pour aider les ménages à sortir progressivement du fioul et du diesel.
  • La sanctuarisation des budgets dédiés aux politiques publiques de transition écologique quand il s'agira de couper dans les dépenses publiques et le développement de financements innovants.

 

Ségolène Royal sera-t-elle en mesure de faire de ce pacte un autre pilier de la transition écologique ?

Nous lui avions d'ailleurs adressé la semaine dernière une ToDoList des chantiers à réaliser.

 

 

 

Commentaires :
6
Posté par :
NCourtoisFNH
Dans :
Parlons solutions
Tags :
écologie
transition énergétique
transition écologique
remaniement

Luttons contre l'artificialisation des terres agriccoles

En France, une surface de terres agricoles de la taille d'un département français disparait tous les 7 ans sous la pression de l'urbanisation. Ce sont ainsi près de 78 000 ha de terres arables qui sont artificialisées, devenant ainsi inaptes à être cultivées et à produire notre alimentation.

En plus de miter toujours plus le territoire, l'urbanisation galopante fait disparaître peu à peu ce qui est la base de notre alimentation et met en péril, à termes, notre capacité à nous nourrir.

C'est à partir de ce constat que l'association Filières paysannes, soutenues par des organisations environnementales, agricoles et citoyennes dont la Fondation Nicolas Hulot, lancent un appel à l'attention du Premier Ministre et du Ministre de l'Agriculture pour stopper ce phénomène. 

artificialisation des terres agricoles et projet de loi d'avenir

Nous proposons que la loi d'avenir en cours de discussion en Sénat intègre une évolution de la gouvernance autour des projets d'urbanisation dans les départements en renforçant le rôle des Commissions Départementales de Préservation des Espaces Naturels, Agricoles et Forestiers (CDPENAF). L'objectif est que celles-ci aient non plus un avis consultatif mais décisionnel sur tout projet d'aménagement.

 

Soutenez la proposition en signant l'appel 

Nous nous engageons à porter cette proposition collectivement auprès de nos décideurs comme nous l'avons fait l'année dernière. Le mouvement I Field Good pour une alimentation responsable continue !

> Sanctuariser les terres nourricières, une des propositions extraites du Guide de l’éco-électeur pour un Pacte écologique local, Fondation Nicolas Hulot, mars 2014

 

 

Les centres de soins de la faune sauvage ont besoin de bénévoles

Avec l'arrivée du printemps, les centres de soins de la faune sauvage ont besoin de bénévoles pour les aider dans leurs missions.

C'est pourquoi nous avons décidé de réaliser un zoom sur cette activité bien spécifique du bénévolat nature

 

Rappelons-le, les centres de soins de la faune sauvage c'est :

 

  • en moyenne 20  000 animaux sauvages recueillis et soignés chaque année
  • la mobilisation d'environ 700 bénévoles par an.

 

Il y a 50 centres de soins sur le territoire français dont 45 qui sont affiliés à l'Union Français des Centres de Sauvegarde (UFCS).

Gérard Grolleau, président des centres de sauvegarde, nous en dit d'avantage à travers son interview et nous retrace l'histoire de la création de ces centres : quand, pourquoi et comment ? 

 

Pour nous suivre et poser vos questions ou votre témoignage n'hésitez pas à utiliser notre page Facebook mais aussi notre fil twitter en utilisant @fondationhulot et le #JAPLN

 

Jon Palais responsable du projet Alternatiba: un acteur de la transition écologique

A l'occasion de la sortie du premier volet du 5eme rapport du Giec, le projet Alternatiba, organisé par 500 bénévoles, a rassemblé plus de 10 000 personnes dans le centre ville de Bayonne. Depuis, l'histoire continue et se démultiplie partout en France.

Parce que nous soutenons cette démarche, nous avons eu envie de vous présenter une nouvelle fois ce projet dont nous vous avions parlé au début mais cette fois en donnant la parole à son porteur de projet.

Jon-Palais-Alternatiba

Peux tu te présenter en quelques mots?

Je m'appelle Jon Palais, j'ai 35 ans, je vis dans le sud des Landes, tout proche du Pays Basque.

 

Qu'est ce qui t'a amené à l'environnement?

Je fais partie de cette génération qui a grandi en entendant régulièrement des messages de plus en plus alarmants sur la situation écologique planétaire. J'ai donc l'impression d'avoir toujours eu conscience des enjeux environnementaux ! En quittant la campagne pour la ville, j'ai compensé mon manque de contact avec la nature par un engagement écologiste associatif, notamment sur la question des OGM et du nucléaire, avant d'accorder ma priorité à la lutte contre le changement climatique au moment où j'ai rencontré l'association Bizi ! au Pays Basque.

 

Comment t'es venu l'idée de créer Alternatiba?

L'idée d'Alternatiba est venue de Bizi ! (« Vivre » en langue basque), une association née pendant la mobilisation citoyenne qui a précédé le sommet sur le climat de Copenhague en 2009. Elle s'est ensuite bien développée au niveau local au fil dans les années qui ont suivi, mais en même temps, nous avons observé un essoufflement du mouvement climatique global qui avait émergé au moment de Copenhague. Si bien qu'en 2012, notre petit mouvement local a commencé à se questionner sur les stratégies qui pourraient relancer les mobilisations sur le climat.

Un nouveau rapport du GIEC était prévu pour septembre 2013. Nous savions déjà qu'il confirmerait la gravité du dérèglement climatique, et nous nous méfions de l'effet de sidération que cela pourrait provoquer. Le message sur le danger climatique crée chez certains d'entre nous un effet de démobilisation terrible : le problème semble tellement énorme, tellement grave, et en même temps si abstrait, que nous pouvons nous sentir impuissants face à un tel défi. C'est sans doute ce qui explique les réactions fatalistes, résignées, de déni du problème ou de déni de responsabilité. Il est très difficile de vivre son quotidien avec l'idée que nous sommes la génération sur laquelle repose l'avenir de l'humanité et de la planète telle que nous la connaissons, d'autant plus si on pense ne pas être capable de régler le problème !

Festival-alternatiba


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