Menu interne – tête de page
Aller au contenu
Aller à la navigation
Aller au menu
Aller au pied de container

Paul FRANCOIS face à la cours d'appel de Lyon suite au recours déposé par Monsanto

Paul FRANCOIS, président de l'association Phyto-Victimes est le premier agriculteur français à avoir porté plainte contre Monsanto. Après avoir gagné en première instance, il se présentera le jeudi 28 mai, face à la cours d'appel de Lyon suite au recours déposé par la société Monsanto.

François Paul 

 

Pouvez-vous nous résumer les étapes de votre parcours et ce qui vous amène à passer de nouveau devant le tribunal jeudi ?

 

En avril 2004, j'ai été intoxiqué par un herbicide « Lasso » de la firme Monsanto qui a entrainé 9 mois d'arrêt de travail et 5 mois d'hospitalisation. En juillet 2005, j'ai entamé une démarche de reconnaissance en maladie professionnelle. La Cour d'appel de Bordeaux m'a donné gain de cause après 5 années de procédure.

Au fur et à mesure, il m'est apparu évident que la firme Monsanto n'avait pas assez mis en garde les utilisateurs sur le risque de toxicité du produit. Aussi, en février 2007 j'ai lancé une procédure contre la société Monsanto. Celle-ci a abouti à leur condamnation en février 2012. La société Monsanto a fait appel et sera donc jugée le jeudi 28 mai. Parallèlement, la médiatisation de ce combat m'a permis de rencontrer d'autres agriculteurs victimes des pesticides et de créer ainsi l'association Phyto-Victimes en mars 2011. Et c'est en tant que président de Phyto-Victimes que Nicolas Hulot m'a remis l'insigne de la légion d'honneur le 29 novembre 2014.

 

 

2. Pensez vous que les enjeux environnementaux et de santé des pesticides soient suffisamment pris en compte, en France ?

La prise de conscience des agriculteurs et des utilisateurs des pesticides commence à progresser. Mais, c'est plus l'opinion publique que les professionnels qui se mobilisent. Des produits homologués pendant 30 ans ont été sous-évalués en termes de risques sanitaires et environnementaux et auront un impact sur l'ensemble des citoyens. Il ne faut pas minimiser non plus le lobbying extrèmement puissant des fabricants de produits pour nier la réalité et poursuivre la vente de ces produits très rentables pour eux.

 

 

3. Comment changer la donne auprès du monde agricole alors ?

Les leviers sont multiples mais le premier d'entre eux est la mobilisation des consommateurs. En choisissant des produits sains et sans pesticide, ils peuvent réellement influer sur l'usage de ces produits.  Par ailleurs, un accompagnement technique et financier des agriculteurs est indispensable. Durabilité et modernité ne sont pas incompatibles.  L'agriculture peut être performante, préserver l'environnement et respecter la santé, celle des consommateurs comme celle des agriculteurs,

 

 

 

Monsanto en appel face à Paul François

Il est très important que l'ensemble des citoyens se sente concernés par le comportement d'une firme telle que Monsanto et vienne nous soutenir demain à partir de 12h30 devant la Cour d'appel de Lyon.

 

Pour aller plus loin:

Lire leur communiqué de presse

Notre vidéo "Pourquoi et comment réduire les pesticides?"

Notre pétition demandant un moratoire sur les pesticides néonicotinoïdes

Commentaires :
0
Posté par :
NCourtoisFNH
Dans :
Actualité
Tags :
écologie
santé
agriculture
pesticides
monsanto
phyto-victimes

Preserver la nature pour assurer notre futur

Une parmi les quelques millions que compte notre planète, l'espèce humaine a réussi à se développer grâce à cette diversité du vivant et aux multiples services qui en découlent. La biodiversité, dont nous faisons partie, est donc le socle du développement durable de nos sociétés. Mais ce socle est plus que jamais fragile, ici en France comme ailleurs dans le Monde. Cette richesse qui caractérise nos territoires de métropole et surtout d'Outre mer, ainsi que notre domaine marin, s'effrite en grande partie à cause de nous.

disparition biodiversite

Le projet de loi sur la biodiversité, qui entre en discussion aujourd'hui, doit s'attaquer à cet enjeu et permettre de renverser les tendances. Il doit renouveler notre cadre collectif d'actions, ce qu'il fait à travers le principe de solidarité écologique et la modernisation des instances consultatives sur la biodiversité aux échelles nationale et régionale. Il faudrait d'ailleurs aller au bout de la logique en mettant en place des comités départementaux de la biodiversité.

 

Au-delà, pour nous permettre de mieux préserver la biodiversité et la valoriser de manière durable et équitable, le projet de loi doit répondre à trois défis.


En premier lieu, expliquer les enjeux et guider l'action.

 

C'est le rôle de la future agence française pour la biodiversité, boîte à outils technique et financière mise à disposition des pouvoirs publics, des associations et des entreprises. Mais cette agence risque de faillir dans sa mission si elle n'intègre pas l'Office national de la chasse et de la faune sauvage et si elle ne dispose pas de moyens humains et financiers complémentaires. Sa gouvernance est également un élément déterminant et nous proposons qu'elle s'appuie sur un conseil d'administration resserré, accompagné d'un conseil des parties prenantes efficace et équilibré.

 

En deuxième lieu, cadrer les usages et les comportements.

 

Grâce à ses Outre-mer qui concentrent 80% de sa biodiversité, la France est utilisateur et fournisseur de ressources génétiques. Il est donc essentiel qu'elle contrôle l'accès à ces ressources et aux savoirs traditionnels associés. Et lorsque les enjeux sont forts, il faut pouvoir faire de la biodiversité une priorité, en orientant certaines activités humaines sur un territoire donné, en interdisant des produits nocifs comme les néonicotinoïdes et en sanctionnant des comportements répréhensibles comme l'incitation à la destruction d'espèces protégées.

 

En troisième lieu, faciliter l'action, partout sur le territoire.

 

Le texte vient pour cela compléter le panel d'outils de gestion de l'espace. L'obligation réelle environnementale ouvre la possibilité aux propriétaires de contracter avec un tiers pour mettre en place, sur un temps long, de mesures favorables à la biodiversité. Avec l'espace de continuités écologiques, le texte propose aux élus de préserver, à travers le droit de l'urbanisme, des milieux naturels tels que zones humides ou prairies permanentes indispensables au bon fonctionnement de la trame verte et bleue. Ces outils novateurs seront des marqueurs de l'ambition de la loi. Gageons que les députés, conscient de l'urgence, confirmeront cette ambition plutôt que de détricoter un texte qui n'a que trop tarder.

 

Mais cette loi sur la biodiversité ne fera pas tout.

 

Une véritable transition écologique ne peut se faire sans l'intégration des enjeux biodiversité et plus largement environnementaux dans l'ensemble des politiques sectorielles. Cette transition ne pourra non plus se faire sans financements dédiés et suffisants à la biodiversité, et ce dès la loi de finances 2016. Les 60 millions annoncés par Ségolène Royal sont un début. Nous attendons que le Programme d'investissements d'avenir et qu'une fiscalité incitative viennent soutenir encore plus la préservation, la restauration et la valorisation de la biodiversité.

biodiversite notre bien commun

Denez L'Hostis, Président de France Nature Environnement

Allain Bougrain Dubourg, Président de la Ligue pour la protection des oiseaux

Christophe Aubel, Directeur d'Humanité et Biodiversité

Matthieu Orphelin, Porte parole de la Fondation Nicolas Hulot

 

Pour aller plus loin consulter nos pages agir pour la biodiversité 

Pour comprendre, à l'aide d'un petit film pédagogique, les enjeux de la biodiversité en 8 minutes 

Commentaires :
0
Posté par :
NCourtoisFNH
Dans :
Actualité
Tags :
environnement
développement durable
biodiversité
Nature
solidarité
loi biodiversité

F. Hollande aux Philippines : le Président attendu sur la question clé du financement de l’adaptation au changement climatique

A l’occasion de la prochaine visite de François Hollande aux Philippines, pays touché à plusieurs reprises par des typhons dévastateurs, six ONG françaises rappellent les lourdes conséquences du changement climatique et la nécessité de se mobiliser pour mieux financer l’adaptation.

Chaque année, 211 millions de personnes sont directement touchées par les catastrophes naturelles, soit cinq fois le nombre de victimes de conflits. Pourtant, les Etats-bailleurs, dont la France, ne semblent pas tenir compte de cette réalité. Moins de 1% de l’aide publique au développement mondiale (3,7 milliards de dollars) a été alloué à la réduction des risques de catastrophes dans les 40 pays les plus pauvres et les plus affectés par ces phénomènes [1].

« La réponse à l’urgence humanitaire est primordiale mais ne suffit pas. Il est urgent pour les Etats d’investir en amont pour minimiser les impacts. Il faut accompagner les communautés vulnérables à se préparer aux aléas naturels qui seront plus fréquents et intenses, on observe d’ailleurs déjà ce phénomène. L’action des ONG aux Philippines a démontré que l’adaptation au changement climatique peut faire la différence et sauver des vies », déclare Peggy Pascal, chargée de plaidoyer climat et sécurité alimentaire chez Action contre la Faim.

9 catastrophes sur 10 (sécheresses, inondations, cyclones, épidémies) sont liées au climat.

Les pertes liées aux catastrophes doublent toutes les décennies [2]. L’écart risque de se creuser entre les capacités de réponses humanitaires et les besoins. Les pertes et dommages irréversibles – vies humaines, perte de territoire et patrimoine culturel- vont augmenter.

« La France, présidente de la COP21, ne peut être crédible qu’en prenant les mesures nécessaires pour soutenir financièrement les plus vulnérables. L'accent mis ces dernières années par la France sur les prêts plutôt que les dons relève plus d'une logique de rentabilité que de solidarité, et surtout ne permet pas de répondre aux besoins des populations qui sont sur la ligne de front du dérèglement climatique », explique Romain Benicchio, porte-parole d’Oxfam France.

L’aide publique au développement existante est insuffisante pour faire face à ces enjeux. Les Etats doivent dégager des financements publics complémentaires.

« Au Niger, nous avons pu démontrer qu’1 euro investi dans l’adaptation permet d’en économiser 6 pour les communautés en cas de choc si l’on s’en tient aux prévisions actuelles de changement climatique. Le coût de l’inaction est une raison supplémentaire d’agir »,  déclare Aurélie Ceinos, chargée de mission changement climatique chez CARE France

L’objectif de réunir 100 milliards de dollars par an d’ici 2020 pour lutter contre le changement climatique - dont la moitié sera destinée à l’adaptation – est loin d’être atteint.

« La France doit donc faire avancer la taxe sur les transactions financières en Europe et être force de proposition dans le cadre de la COP mais aussi du G7 et du G20 pour mobiliser ses partenaires sur des mécanismes de financements innovants », souligne Matthieu Orphelin, porte-parole de la Fondation Nicolas Hulot.

fond vert pour le climat

Pour aller plus loin:

Quels financement innovants pour la transition énergétique et écologiques? 

CARE France

Oxfam France

 

Notes aux rédactions

1] D. Sparks, Aid investments in disaster risk reduction - rhetoric to action, Global Humanitarian Assistance, 2012

[2] UNISDR, Global Assessment Report on Disaster Risk Reduction: Revealing Risk, Redefining Development, Geneva, 2011

 

 

World COP 21 pour aller à la rencontre d’entrepreneurs qui ne se résignent pas.

À 23 ans, Flore Bergerault se lance dans une extraordinaire aventure, The COP Project qui à pour objectif d'aller à la rencontre d'entrepreneurs  qui ne se résignent pas.

Un projet coup de cœur de la Fondation Nicolas Hulot que nous vous faisons partager.

6 mois 2 continents 10 pays ; Flore a quitté la France début février, destination Bogota et la Colombie. Puis elle descendra l'Amérique du Sud (Équateur, Pérou, Bolivie, Argentine, Chili) avant de s'envoler vers l'Indonésie, le Vietnam, la Thaïlande, le Bangladesh et l'Inde. 

L'objectif dans chaque pays est de recueillir des témoignages auprès de personnes qui soutiennent ou sont impliquées dans des initiatives environnementales locales, et de communiquer sur ces solutions auprès de la société civile française, et ce en vue de la 21e Conférence Internationale sur le Climat qui se tiendra à Paris fin 2015.

Flore Bergerault

« C'est la COP 21 qui doit aboutir à un nouvel accord sur le climat, applicable à tous les pays, et qui permettra de respecter l'objectif que s'est fixée la Communauté Internationale de limiter le réchauffement climatique à 2 degrés au-dessus du niveau préindustriel !

La COP 21 est une échéance cruciale, et pour cette conférence, il est essentiel de mettre en avant des projets innovants et durables qui participent à atteindre cet objectif et de faire entendre la voix de ceux qui œuvrent dans le champ des solutions !

Le projet World COP 21 est né d'échanges et de discussions avec des associations qui dès aujourd'hui se mobilisent pour la COP 21. Et c'est en collaboration avec ces associations que je pars à la recherche de solutions innovantes dans quelques pays de l'hémisphère sud. Je remercie tout particulièrement la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l'Homme qui a accordé un coup de cœur 2015 au projet World COP 21 ! 

S'il me tient à cœur de partir, il me tient avant tout à cœur de communiquer intensivement sur ces projets innovants afin de nous donner envie d'agir et de transformer notre modèle actuel et de véhiculer une image positive de la lutte des pays de l'hémisphère sud contre le réchauffement climatique. »

 

Pour aller plus loin :

Le blog du projet : http://worldcop21.weebly.com

La page Facebook : https://www.facebook.com/worldcop21

Le compte Twitter : https://twitter.com/worldcop21

La video YouTube du projet : https://www.youtube.com/watch?v=BJ8bg-dozkg

La collecte de fonds crowdfunding : http://www.kisskissbankbank.com/world-cop-21

 

Commentaires :
0
Posté par :
NCourtoisFNH
Dans :
Lire et découvrir
Tags :
changement climatique
climat
solutions
entrepreneurs
cop21

Démocratie participative : une réforme à deux vitesses

Dans son discours prononcé en ouverture de la Conférence environnementale, le 27 novembre dernier, François Hollande a ouvert la voie au chantier de la « démocratie participative » afin d'en promouvoir un nouveau modèle en réponse aux évènements tragiques liés au barrage de Sivens. Un pas de temps de six mois a été annoncé par le Président de la République pour travailler avec le Conseil national pour la transition écologique (CNTE) des propositions d'amélioration de la démocratie participative : un chantier ambitieux qui répond à nos attentes et à la hauteur des enjeux.

democratie participative 2

Cependant, cette annonce s'inscrit dans un contexte politique chargé, et parfois contradictoire comme en témoigne notamment le projet de loi pour l'activité et la croissance, dit « loi Macron » actuellement en cours d'examen. Celui-ci comporte de nombreuses dispositions allant du travail le dimanche à la réforme de professions juridiques, et au milieu desquelles se trouvent des dispositions sur la participation du public (article 28). Pourquoi y insérer de telles dispositions sans même attendre le lancement du chantier annoncé par François Hollande ?

En séance publique devant l'Assemblée nationale depuis le 26 janvier, le texte a déjà été adopté en commission spéciale après avoir été amendé in extremis par l'ensemble des rapporteurs pour associer le Conseil National de la Transition Ecologique (CNTE) à la rédaction des ordonnances qui en résulteront. Cet amendement révèle bien une prise de conscience tardive de l'antinomie entre cet article et la réforme engagée par François Hollande pour améliorer la démocratie participative. 

Cette mesure ne suffit pas à rassurer ni à redonner toute sa lisibilité à la parole présidentielle, il est donc urgent d'extraire les dispositions relatives à la participation du public de la loi  « Macron » et de les réserver pour une loi dédiée, qui pourrait arriver au Parlement à l'issue du travail mené par Ségolène Royal avec le CNTE. Il faut absolument prendre le temps de la concertation et ne pas légiférer par ordonnance dans la précipitation sur des questions de participation du public et de démocratie participative qui sont l'occasion de redéfinir le fondement, les institutions et les outils pour la participation du public et de développer une participation efficace dès l'amont des projets sensibles sur la base d'études sérieuses et indépendantes de toutes les alternatives.

democratie1bis

Cela ne veut pas dire qu'il faille renoncer à tout. Le processus de modernisation du droit de l'environnement en cours comporte des idées à aménager, et même de bonnes idées. Mais en mélangeant le bon grain et le vraie, le gouvernement prend le risque de sacrifier l'enjeu de la démocratie environnementale au seul impératif de l'accélération des procédures. Obérant, par-là même, l'une des principales perspectives ouvertes par la conférence environnementale.  

Il importe surtout de se donner les moyens d'une réflexion collective et argumentée susceptible de traduire l'engagement présidentiel. Pour ce faire, il faudra tout à la fois repenser l'existant, recenser les difficultés à résoudre et les bonnes pratiques susceptibles de servir de modèle. Toutes choses en somme que la loi Macron, en son état actuel, laisse de côté. 

 

Pour aller plus loin nous vous proposons de découvrir nos ouvrages et publication sur le thème de la démocratie participative.

 

Merci à Nicolas Haverland pour ces illustrations.


Menu interne – pied de page
Aller au contenu
Aller au menu
Aller à la navigation
Aller à la tête de page