Le 29 juin dernier, les parlementaires ont adopté la loi Grenelle 2. Ce vote clôt, au moins symboliquement, la première étape de la transition écologique ouverte en 2007 avec le Grenelle de l'environnement. En effet, avec cette loi, la majorité des engagements du Grenelle entrent dans notre législation et a un cadre d'application et de mise en œuvre. La question se pose donc, aujourd'hui, de la suite du Grenelle.
Nous vivons tous de la nature : elle nous procure la totalité de notre alimentation, plus de la moitié de nos médicaments et beaucoup d’autres biens et services indispensables que l’homme ne sait pas reproduire. Détruire la nature, c’est se priver de solutions pour le futur (technologiques, médicales, industrielles…), mais aussi mettre en péril l’avenir de l’humanité. La disparition d’une simple plante ou d’un seul animal peut entraîner l’extinction en chaîne d’autres espèces, dont l’Homme est le dernier maillon.
Or, les espèces disparaissent aujourd’hui à un rythme 100 à 1000 fois supérieur au rythme naturel, entraînant un appauvrissement du vivant tel qu’il préfigure la 6e vague d’extinction. La dernière vague connue remonte à 65 millions d’années et voyait la disparition des dinosaures…
Est-ce la planète que nous souhaitons léguer à nos enfants ? A travers ce court film pédagogique de 8 minutes et un livret pédagogique de 16 pages, la Fondation Nicolas Hulot espère faire mieux comprendre les enjeux de préservation de la biodiversité pour mieux agir en faveur de sa protection.
A l’occasion de son 5ème anniversaire, le centre agro-écologique des Amanins à La-Roche-sur-Grâne (Drôme) organise une conférence ouverte au public sur le thème «Ecologie et coopération» le 29 mai 2010.

A partir de 13h30 se dérouleront:
Les invités seront:
Patrick Viveret, membre du Comité de Veille Ecologique de la Fondation Nicolas Hulot, Pierre Rabhi, Edgar Morin, Isabelle Peloux (directrice de l'école du Colibri des Amanins), Jean-Marie Pelt, Béatrice Poncin (présidente du comité d'éthique de la NEF), Déborah Maarek (consultante en intelligence collective).
Conférence couverte - entrée 7€, pour les adultes - 3€ pour les enfants (- de 14 ans) - Buffet 12€ N’hésitez pas réserver.
Le film «Ecologie : ces catastrophes qui changèrent le monde» raconte l’émergence de la conscience écologique à la suite des multiples catastrophes qui se sont succédées après la Seconde Guerre Mondiale.
«Quand on voit le niveau de pollution aujourd’hui, si c’est ça l’humanité, si c’est ça le succès de notre technologie, de notre développement, alors la marche triomphante du progrès a des allures de malentendu».
Nicolas Hulot

Synopsis
«Le smog de Londres, l’empoisonnement de la baie de Minamata, la marée noire de l’Amoco Cadiz, l’explosion du réacteur nucléaire de Tchernobyl: les désastres écologiques de grande ampleur se sont succédés depuis 1945.
Alors que nous mesurons aujourd’hui l’ampleur de la crise écologique, l’histoire des désastres qui ont ponctué les dernières décennies est peu connue. Surtout, on ne sait presque rien du soin mis par les autorités responsables à en minimiser les conséquences. Pourtant, au moment des faits, des lanceurs d’alerte ont immédiatement compris leur portée, et ont lutté pour faire émerger ce qui est devenu la conscience écologiste.
Ce film raconte cette émergence. Pour la première, témoins et acteurs de ces événements dévoilent la manière dont des gouvernements et des entreprises, faisant preuve de lenteur et d’impréparation, ont choisi la dissimulation, voire le mensonge de l’Etat, au mépris des conséquences pour les citoyens.»
Soixante spécialistes de la biodiversité ont lancé jeudi dans France-Soir un appel à Nicolas Sarkozy, s'alarmant de "la disproportion persistante" entre les "grandes menaces qui pèsent sur notre planète" et les réponses jusqu'ici apportées.
"Devant l'urgence de l'action face aux graves menaces qui pèsent sur notre planète et sur les générations futures, nous, biologistes et scientifiques des autres disciplines travaillant sur la biodiversité, exprimons notre vive inquiétude quant à la disproportion persistante entre ces menaces et les réponses jusqu'ici apportées", ont-ils écrit dans une lettre envoyée au président.
L'appel a été lancé à l'initiative d'Yvon Le Maho, président du Conseil scientifique du patrimoine naturel et de la biodiversité, Gilles Boeuf, président du Muséum national d'histoire naturelle, Robert Barbault, directeur du département Ecologie et Gestion de la Biodiversité au Muséum, et de l'économiste Jacques Weber, directeur de recherche au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad).
La liste des signataires a été mise en ligne sur le site de France-Soir. "C'est la fine fleur de l'écologie française", a commenté pour l'AFP Yvon Le Maho. Le texte salue les "avancées" du Grenelle de l'Environnement -la loi Grenelle 2 a été adoptée mardi à l'Assemblée-, mais estime qu'elles ne sont pas suffisantes face aux menaces qui pèsent sur la nature.
Parmi les espèces en danger, Yvon Le Maho cite les insectes pollinisateurs comme les abeilles. Le texte évoque également le thon rouge, rappelant que 20 ans après l'arrêt de la pêche de la morue de Terre-Neuve, les stocks ne sont toujours pas reconstitués. "Force est de constater que l'érosion de la biodiversité se poursuit encore aujourd'hui à un rythme effréné. Une sixième grande crise d'extinction se profile", mettent en garde les scientifiques.
Pourtant, regrette Yvon Le Maho, "on parle beaucoup du climat, à juste titre, mais on ne parle pas suffisamment de la biodiversité, et surtout il n'y a pas suffisamment de moyens mis pour la recherche sur la biodiversité". Le spécialiste évoque un effort à faire de l'ordre à 3 à 5 milliards d'euros, déplorant "la quasi-inexistence de ce chapitre" dans le Grand emprunt. "On ne dit pas qu'il n'y a pas eu d'avancées", explique Yvon Le Maho. "Il y a eu un effort, mais il n'est pas encore, par manque de perception -et là c'est toute la société qui est en cause- à la hauteur de l'enjeu", ajoute-t-il.