Les biocarburants sont des carburants obtenus à partir de matière première végétale. L'une des questions récurrentes les concernant est celle des surfaces qu'il faut mobiliser pour les produire. Quels seront les impacts sur la production alimentaire mondiale ?
Les agrocarburants sont produits par la filière agricole, ainsi leur production occupe des sols et nécessite des surfaces cultivables. La planète compte 13 milliards d'hectares de terres émergées, dont environ 11% sont des terres cultivables. Pour produire des agrocarburants, il existe un risque de devoir remplacer des cultures destinées jusque là destinées à l'alimentation par des cultures énergétiques ou d'utiliser des terres jusque là non mobilisées pour l'agriculture et de les convertir en cultures énergétiques. Même si les rendements agricoles s'améliorent, il faudra mettre en culture de nouvelles terres pour satisfaire les besoins croissants d'une population qui devrait atteindre 9 milliards d'individus en 2050. Puisque les terres cultivables à la surface du globe sont limitées, il sera nécessaire d'arbitrer entre terres à vocation alimentaire et énergétique, tout en protégeant les différents écosystèmes.
Ce livre de bord est destiné aux organisateurs de classes d'eau pour les exploitants agricoles en activité (agriculteurs, viticulteurs, éleveurs).
Il s'agit d'une aide pédagogique pour définir les contenus et organiser le temps de formation sous une forme active permettant de susciter l'intérêt et la motivation chez les agriculteurs.
Par Florence de Monclin, Conseillère pédagogique, responsable éducation-formation de la Fondation Nicolas Hulot

Il ne se passe pas une semaine sans que des informations sérieuses nous rappellent les ressources insoupçonnées de la biodiversité, ses capacités d'adaptation, sa résilience, mettant ainsi en exergue la valeur des services écologiques qu'elle rend aux communautés humaines au Nord comme au Sud.
Ici, des agronomes américains découvrent que la salive d'un insecte ravageur des cultures, la teigne guatémaltèque, provoque une stimulation de la croissance toutes les autres patates au point de doubler le rendement des champs de pommes de terre. S'agit-il d'un mécanisme de défense adopté par certaines variétés de pommes de terre? En tout cas, il semble que c'est la salive de l'insecte qui provoque cette stimulation.
Là, et dans le prolongement de quatre années d'expérimentation, c'est la révélation par les chercheurs de l'université de Lausanne des caractéristiques génétiques d'un champignon microscopique (Glomus intraradices) susceptibles de multiplier par cinq la croissance de la plante de riz et offrant ainsi des perspectives intéressantes pour l'agriculture durable. Cette croissance résulte d'une symbiose entre le champignon et la plante de riz. "L'avantage de notre technique est qu'elle est totalement naturelle, aucun nouveau gène n'est introduit dans la plante et il ne s'agit donc pas d'OGM (organisme génétiquement modifié)", souligne le professeur Ian Sanders.
Témoignage de Katiane Viollin, stagiaire à la Fondation Nicolas Hulot sur l’agroécologie.

Samedi 29 Mai, 7h50, Paris Gare de Lyon : Me voilà partie direction la Drôme (plus précisément, La Roche sur Grâne près de Valence), pour le cinquième anniversaire des Amanins. Né de la rencontre de Michel Vaillant (entrepreneur) et Pierre Rabhi (agriculteur et philosophe), ce centre agro-écologique se veut un lieu d’échange et d’apprentissage sur les questions d’alimentation, d’écologie, d’éducation, de relations humaines... A l’occasion de son cinquième anniversaire, l’équipe des Amanins a organisé une journée de partage et de découverte autour d’une conférence sur le thème « Coopération et écologie ».
La Politique agricole commune (PAC) est la politique agricole conduite au niveau de l’Union européenne. Elle a été mise en place en 1957, dans une Europe dévastée par la guerre, pour assurer son autosuffisance alimentaire. La PAC a structuré le paysage agricole des pays européens au cours des dernières décennies.
Très critiquée pour ses impacts environnementaux, son poids sur le budget européen ou ses conséquences sociales, elle se trouve aujourd’hui à un tournant. En 2010, débutent les discussions autour de la réforme de la PAC post 2013. À l’approche de cette réforme, la Commission européenne a organisé une enquête auprès d’un millier d’européens afin de connaître leur point de vue sur l’agriculture et la PAC.

Les citoyens européens soutiennent largement les nouveaux objectifs de la politique agricole conduite au niveau de l'Union européenne et sont majoritairement en faveur du maintien de son budget. Les orientations et les objectifs de la PAC recueillent une majorité de réactions favorables.
Une écrasante majorité de citoyens européens estime que l’agriculture et l’espace rural constituent des questions vitales pour l’avenir de l’Europe (90% en moyenne) – allant de 96% en Grèce à 80% au Royaume Uni.