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Quentin, agriculteur proche de la Fondation décrypte pour nous l’agro-écologie et ses avantages

Les 18 et 19 septembre 2014, la FAO (Food and Agriculture Organization) organise à Rome un Symposium international sur l'agro-écologie pour la sécurité alimentaire et la nutrition. Objectif : faire le point sur les dernières connaissances scientifiques sur le sujet et mettre en lumière les dynamiques collectives qui fonctionnent.

 

A cette occasion, des intervenants de tous les continents présenteront leur vision et leur travail. Quentin Delachapelle, vice-président de la FNCIVAM et ambassadeur de notre campagne 2013 sur l'agriculture « I Field Good », est l'un d'entre eux. Il nous explique en quoi consiste l'agro-écologie, quels sont ses avantages et pourquoi elle peine à se développer.

quentin-delachapelle

©Mat Jacob

 

1/ Le Ministère de l'agriculture fait de l'agroécologie son projet pour faire évoluer l'agriculture. Il cherche notamment pour cela à mieux en délimiter les contours. Qu'est-ce l'agroécologie signifie pour toi ?

Depuis l'après-guerre, on a développé une agriculture qui cherche à mettre en place les mêmes recettes partout, indépendamment du contexte, du milieu et de l'environnement dans lequel elle se trouve. Le résultat, c'est une agriculture aujourd'hui déconnectée de son milieu et qui contribue à dégrader l'environnement : qualité de l'eau, biodiversité, changements climatiques...

L'enjeu c'est donc de répondre aux besoins de production agricole en essayant de mieux adapter les systèmes agricoles au contexte territorial, en utilisant les ressources locales et en valorisant les spécificités de chaque territoire.

Il est également important de répondre d'abord aux besoins alimentaires locaux ou régionaux. Ceci est valable en France et en Europe mais aussi dans les pays du Sud qui doivent également pouvoir satisfaire leurs propres besoins alimentaires. 

L'agroécologie permet de répondre à tous ces enjeux.

 

2/ Pour ta ferme, comment cette agroécologie se concrétise-t-elle ?  

L'agroécologie est un cheminement. C'est une forme d'expérimentation continue qui doit tenir compte d'aléas climatiques et économiques de plus en plus fréquents.

J'ai aujourd'hui une ferme en grandes cultures et donc pas d'élevage. Ce qui est un déséquilibre de base pour l'agroécologie car ma priorité doit être de trouver de la matière organique ! Je travaille donc avec des éleveurs de la région pour en récupérer ou bien avec les producteurs de compost. Ceci me permet de maintenir une bonne fertilité du sol en réduisant les engrais chimiques de synthèse.

La deuxième étape est de redéfinir le cycle des cultures afin d'augmenter leur diversité et leurs synergies. Cela permet notamment de réduire l'utilisant de pesticides. Mon objectif est, à termes, de ne plus en utiliser.

Agro-ecologie

 

3/ Selon toi, quelle est la raison pour laquelle l'agroécologie est-elle encore l'exception et non pas la règle ?

 Il me semble que le principal frein n'est pas technique car, même si la recherche doit se poursuivre, beaucoup de connaissances existent. Le problème est que l'agriculture et son organisation économique sont aujourd'hui basées sur un modèle industriel, donc sur la production de masse. En France, une seule race de vache produit la majeure partie du lait de consommation standard. De la même manière pour les céréales, quelques variétés sélectionnées correspondant aux besoins émis par les industriels pour alimenter la consommation de masse. 

Le discours affirmant qu'il nous faut "produire plus pour nourrir le monde" est un mythe. En France le rendement moyen du blé est de 7 tonnes par hectare. Il est de 3 tonnes au niveau mondial... pour les bonnes années ! Les principales marges de manoeuvre pour augmenter les rendements ne sont donc pas sous nos latitudes, d'autant que notre agriculture repose largement sur la chimie... Il nous faut repenser à un modèle, comme l'agroécologie, qui permette en effet d'adapter la production aux potentiels locaux et améliorer les rendements là ou c'est nécessaire. Et de nombreuses solutions existent déjà dans le monde qui démontre que l'ont peut avoir une production diversifiée tout en préservant les ressources et étant moins sensibles aux aléas.

Enfin, le fait est que les politiques agricoles comme les marchés agricoles actuels ne favorisent pas ces agricultures plus vertueuses. La nouvelle PAC, par exemple, continuera de soutenir principalement l'agriculture industrielle et les marchés restent aujourd'hui majoritairement tournés vers les produits standardisés malgré une demande croissante des consommateurs pour des produits sous signe de qualité comme le bio. Ce cadre global doit également changer pour impulser un changement de grande ampleur dans l'agriculture.

 

Pour nous suivre et poser vos questions n'hésitez pas à utilisernotre page Facebook mais aussi notre fil twitter en utilisant @fondationhulot et le #alimentezledebat

 

 

 

 

 

Prix des Femmes Marjolaine 2014

Si vous êtes une femme et avez créé un projet agricole et/ou alimentaire avec de forts impacts environnementaux et/ou sociaux, avez-vous entendu parler de la 2ème édition du 

"Prix des Femmes Marjolaine", doté de 10 000 € par la Fondation de France ?

Vous avez jusqu'au 15 septembre 2014 pour y participer en remplissant un formulaire sur le site et présenter votre initiative, qu'elle soit sous forme associative, entrepreneuriale, philanthropique ou coopérative.

Ce Prix a été créé en 2013 lors du Salon Marjolaine, par Relations d'Utilité Publique (agence de communication et de mise en réseaux des acteurs d'utilité sociétale), WECF France  (ONG internationale qui a vocation à faire entendre la voix des femmes dans le développement durable et l'équilibre entre économie, écologie et santé) et la Spas  (société organisatrice de salons sur l'écologie et le bien-être, notamment du Salon Marjolaine).

prix des femmes marjolaine 2014

Alors qu'on associe souvent la grande cuisine ou la profession d'agriculteur à la figure d'un homme, il y a beaucoup de femmes qui développent, souvent discrètement, des projets agricoles et alimentaires exemplaires, en France et dans les pays du Sud.

Le "Prix des Femmes Marjolaine" a pour but de les mettre en avant et de les récompenser.

En 2014, il est organisé en partenariat avec la Fondation de Francela Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l'Homme
Nature et Progrès (fédération de consommateurs et de professionnels engagés dans l'agro-écologie) RESOLIS (association contribuant au progrès social par la recherche, l'évaluation et la valorisation des innovations de terrain)  et Biotifullunch (traiteur bio).

Cette 2ème édition s'inscrit dans l'Année internationale de l'agriculture familiale décidée par les Nations Unies.

La cérémonie de remise des prix aura lieu le 10 novembre 2014 à 17h00 au sein du
Salon Marjolaine, au Parc floral de Paris dans le Bois de Vincennes.


Le jury est notamment composé de Yolaine de la Bigne, journaliste à Europe 1 ;
Denis Cheissoux
, l'animateur de l'émission "CO2, mon amour" sur France Inter ;
Xavier Denamur
, restaurateur et fondateur des Vrais états généraux de la restauration ;
Cécile Ostria, la directrice générale de la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l'Homme ; Jean-Louis Rastoin, le directeur de la Chaire Unesco en Alimentations du monde ;
et la journaliste Marie-Monique Robin.

 

Depuis 39 ans, le Salon Marjolaine est le rendez-vous incontournable des acteurs de l'agriculture et de l'alimentation biologiques, et des défenseurs d'une consommation responsable dans les domaines de la cosmétique, de l'habillement, de la décoration et des produits pour la maison. Accueillant plus de 80 000 visiteurs chaque année au mois de novembre, il s'agit de l'évènement environnemental le plus fréquenté de France.

 

 

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Posté par :
NCourtoisFNH
Dans :
Agenda
Tags :
développement durable
alimentation
agriculture
appel à projet
projet de femmes

Lycéens, étudiants : participez au PRIX ALIMENTERRE ! Un concours de film court sur les enjeux agricoles et alimentaires

Engagée en faveur d'une agriculture et d'une alimentation plus écologique, plus juste et plus solidaire, la FNH s'est associée au CFSI et à la Direction générale de l'enseignement et de la recherche (DGER) du Ministère de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt et la pour lancer l'édition 2015 du Prix ALIMENTERRE, un concours de films courts ouvert à tout jeune (ou groupe de jeunes) entre 14 et 25 ans.

prix du film alimenterre

 

Les Prix, remis en avril 2015 et décernés selon deux catégories - lycéens et étudiants - récompenseront les meilleurs films reçus sur deux thèmes :

 

Thème 1 : Agriculture familiale, ici et là-bas :

Suite à une mobilisation forte de la société civile, l'Assemblée générale de l'Organisation des  nations unies (ONU) a déclaré l'année 2014 : « Année internationale de l'agriculture familiale  (AIAF) ». Cette année permettra de sensibiliser et promouvoir l'agriculture familiale dans le monde, aux niveaux politique et économique.

Voici des liens sur le thème de l'agriculture familiale:

http://www.fao.org/family-farming-2014/fr/

http://www.alimenterre.org/page/agriculture-familiale

http://agriculture.gouv.fr/IMG/pdf/agriculture-familiale_cle49c6f6.pdf

Les agricultures du monde sont variées, à l'image des territoires sur lesquels elles se trouvent. Elles doivent répondre à trois grands défis globaux : l'alimentation de tous, l'emploi  et la gestion des ressources naturelles. L'agriculture familiale fait partie de ces agricultures.

Est-ce un concept partagé par tous, ici et là-bas ? Est-ce un modèle agricole unique ou pluriel ? Face aux défis mondiaux, l'agriculture familiale peut-elle apporter des réponses pertinentes ? L'agriculture familiale est-elle un modèle agricole durable, créateur d'emploi et de richesse et capable de nourrir le monde ?

 

Thème 2 : Climat, agriculture et alimentation :

En décembre 2015, la France accueille la 21ème conférence internationale sur le Climat. Ce sommet a pour objectif de permettre un accord entre les pays du monde pour la réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre afin d'atténuer au maximum les changements climatiques.

L'agriculture est à la fois un secteur à l'origine d'émissions de gaz à effet de serre et une activité qui à même de stocker du carbone dans les sols. L'agriculture subit également les conséquences du changement climatique de plein fouet. Quels sont les enjeux auxquels l'agriculture devra faire face à l'avenir ? Quels risques pour la sécurité alimentaire ? Comment le changement climatique est-il déjà une réalité pour certains ? Comment l'agriculture s'adapte-t-elle déjà à tous ces changements ? Quelles solutions sont mises en œuvre ici et là-bas pour l'agriculture et l'alimentation ?

Voici des liens sur la thématique agriculture et climat:

http://www.ipcc-wg2.gov/

http://www.ifieldgood.org/ca-me-concerne/environnement/climat/

http://www.ifieldgood.org/wp-content/uploads/2013/02/ELA_agriculture-et-gaz-a-effet-de-serre.pdf

A la clé, une formation en lien avec l'agroécologie ou une journée à la Cité du cinéma (Paris). Tous les lauréats auront également la chance de diffuser leur film au Salon international de l'agriculture en 2016 ! 

Les professeurs et enseignants sont également invités à faire participer leurs élèves. Contribuez à faire parler les plus jeunes d'agriculture et d'alimentation !

 

Les dates clés :

15 mars 2015 : date limite de remise des films. Ne la manquez pas !

9 avril 2015 : publication des résultats, remise des prix et lancement du Prix 2016

15 octobre - 30 novembre 2015 : diffusion du film « Coup de cœur du jury » avant toutes les séances du

 

Pour en savoir plus:

Festival de films ALIMENTERRE

 

Téléchargez le règlement 

 

 

 

Agriculture de qualité et agriculture de proximité: ne les opposons pas.

Ce mardi 24 juin, des agriculteurs et leurs représentants syndicaux manifestent dans toute la France contre l'interdiction potentielle d'épandre des pesticides près des lieux sensibles tels que les écoles, les crèches ou encore les maisons de retraite. Selon eux, ces normes environnementales et sanitaires seraient responsables de la mauvaise santé de l'agriculture française et rendraient les produits agricoles « made in France » plus cher. Une analyse surprenante qui interpelle la Fondation Nicolas Hulot. 

Quid de la santé de nos concitoyens ...et de celle de la biodiversité ?

La contestation est née des discussions, dans le cadre de la loi d'avenir pour l'agriculture et l'alimentation discutée de nouveau à l'Assemblée nationale début juillet, sur l'interdiction potentielle d'épandre des pesticides près des lieux sensibles tels que les écoles, les crèches ou encore les maisons de retraite.

On cerne et on analyse en effet de mieux en mieux les impacts de ces produits phytosanitaires sur la santé humaine et notamment concernant les pesticides perturbateurs endocriniens. Asthme, diabète, certains cancers, infertilité... l'exposition aux pesticides est de plus en plus évoquée comme étant l'un des facteurs clé de développement de certaines maladies.

 

Une étude de Génération future a ainsi mis en évidence une exposition forte des enfants scolarisés en milieu rural : plus de 21 substances pesticides perturbateurs endocriniens en moyenne ont été mis en évidence dans les cheveux analysés.

 

Au-delà de notre santé, c'est également la biodiversité qui subit les conséquences de nos modes de production agricole. Ainsi le Groupe de travail sur les pesticides systémiques associant une cinquantaine de scientifiques de 15 nationalités sort ce jour les résultats de leur analyses dans la revue Environmental Science and Pollution Research :

« Les preuves sont très claires. Nous assistons à une menace pour la productivité de notre environnement agricole et naturel. Loin de sécuriser la production alimentaire, l'utilisation des néonicotinoïdes met en péril les pollinisateurs qui la rendent possible. »

agriculture et agro ecologie

 

Pour une agriculture et une alimentation à la fois de qualité, locale et de saison

Une alimentation saine et accessible à tous est une priorité, pour contribuer aussi à réduire le fossé entre le monde agricole et la société. Pour cela les outils incitatifs comme les normes sont essentiels. Ils sont complémentaires pour faire évoluer notre agriculture vers l'agroécologie comme le souhaitent le gouvernement français et les citoyens.

Il ne s'agit pas pour nous, citoyens - consommateurs, de devoir choisir entre:

-  une alimentation de meilleure qualité sanitaire ou une alimentation locale 

- une agriculture rentable économiquement et une agriculture performante environnementalement.

Il s'agit d'atteindre simultanément tous ces objectifs.

Plutôt que de les opposer, il est nécessaire de les justifier grâce à une politique qui réponde aux attentes du monde agricole mais aussi des citoyens. Le projet agroécologique de Stéphane Le Foll et la loi d'avenir peuvent en être les premières pierres.

En savoir plus :

Loi d'avenir pour l'Agriculture : décryptage et positions de la Fondation Nicolas Hulot

Découvrez le programme Alimentation responsable de la Fondation Nicolas Hulot

> Pour comprendre les enjeux de la refonte de la politique agricole commune

> Retrouvez notre vidéo pédagogique : Qu'est-ce qu'une agriculture productive ?

> Retrouvez le témoignage de notre expert Marc Dufumier qui nous explique qu'il est possible de nourrir tous les habitants de la planète.

 

Pour nous suivre et poser vos questions n'hésitez pas à utiliser notre page Facebook mais aussi notre fil twitter  en utilisant  @fondationhulot et le #alimentezledebat

Luttons contre l'artificialisation des terres agriccoles

En France, une surface de terres agricoles de la taille d'un département français disparait tous les 7 ans sous la pression de l'urbanisation. Ce sont ainsi près de 78 000 ha de terres arables qui sont artificialisées, devenant ainsi inaptes à être cultivées et à produire notre alimentation.

En plus de miter toujours plus le territoire, l'urbanisation galopante fait disparaître peu à peu ce qui est la base de notre alimentation et met en péril, à termes, notre capacité à nous nourrir.

C'est à partir de ce constat que l'association Filières paysannes, soutenues par des organisations environnementales, agricoles et citoyennes dont la Fondation Nicolas Hulot, lancent un appel à l'attention du Premier Ministre et du Ministre de l'Agriculture pour stopper ce phénomène. 

artificialisation des terres agricoles et projet de loi d'avenir

Nous proposons que la loi d'avenir en cours de discussion en Sénat intègre une évolution de la gouvernance autour des projets d'urbanisation dans les départements en renforçant le rôle des Commissions Départementales de Préservation des Espaces Naturels, Agricoles et Forestiers (CDPENAF). L'objectif est que celles-ci aient non plus un avis consultatif mais décisionnel sur tout projet d'aménagement.

 

Soutenez la proposition en signant l'appel 

Nous nous engageons à porter cette proposition collectivement auprès de nos décideurs comme nous l'avons fait l'année dernière. Le mouvement I Field Good pour une alimentation responsable continue !

> Sanctuariser les terres nourricières, une des propositions extraites du Guide de l’éco-électeur pour un Pacte écologique local, Fondation Nicolas Hulot, mars 2014

 

 


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