
Témoignage de Charline Labuset, en service civil volontaire à la Fondation Nicolas Hulot
Comme chaque mercredi, j'ai rendez-vous entre 19h et 20h dans le 12ème arrondissement de Paris pour la distribution de mon panier AMAP.
L'AMAP est une Association pour le Maintien d'une Agriculture Paysanne, dont l'objet principal est de "mettre en lien paysans et consommateurs, afin de créer un partenariat pour permettre aux premiers de bien vivre de leur production et de pérenniser leur métier et aux seconds de s'alimenter bien et local". Le panier AMAP est un panier de fruits et légumes de saison produits et cultivés localement par un agriculteur bio ou équivalent bio. Les membres de l'AMAP s'engagent à pré-acheter au début de saison une part de la production pendant une durée de 6 mois. Cela permet de pré- financer la production, ce qui est une vraie sécurité pour le paysan, surtout face aux aléas naturels.
Le ministère de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Pêche vient de mettre en ligne la nouvelle version de son site Alimentation.gouv.fr dédié pour une large part à l'information des consommateurs sur leur alimentation.
Destiné à un public très large, le site fait le tour de ce qui compose ou concerne notre alimentation, du champ à l’assiette: mise en avant des produits de saison, vidéos sur les producteurs et leurs méthodes de culture, décryptage des labels et étiquettes, idées de recettes, terroirs et patrimoine culinaire des régions, lien entre alimentation et environnement, etc.

Et les plus jeunes ne sont pas en reste avec la dernière version du site: pour que les enfants aussi participent et apprennent, le site propose des animations ludiques spécialement développées pour eux, excellents outils pédagogiques mis à la disposition des enseignants et des parents. Un exemple : "A Table les Enfants!" est un jeu interactif pour apprendre à bien ranger chaque aliment à sa place au réfrigérateur - un bon moyen pour toute la famille de se rafraîchir les idées sur le sujet car comme le rappelle le site "Un frigo bien rangé, c'est moins de gaspillage alimentaire et moins d'énergie consommée!"
Alors que la consommation de produits de l’agriculture biologique augmente de plus de 10 % par an, la production stagne. Les pouvoirs publics se sont engagés, suite au Grenelle de l’environnement, à favoriser les pratiques agricoles plus respectueuses de l’environnement - développement des terres cultivées en bio et moindre utilisation des pesticides en agriculture conventionnelle -, mais aussi à encourager la consommation de produits biologiques dans la restauration collective publique.

Le grand public et la majorité des nouveaux consommateurs bio sont toutefois encore bien mal informés de ce que recouvre exactement le terme « bio ». Soit ils lui prêtent des vertus excessives, soit ils lui contestent des qualités que la bio revendique à juste titre, et ils ignorent la plupart du temps ses règles, ses avantages et… ses limites.
Il s’agit donc de revenir sur certains malentendus dans un livre qui n’est ni un pamphlet polémique ni un panégyrique sectaire mais qui, après un état des lieux de la situation actuelle, fournit tous les arguments en faveur d’une consommation informée et responsable des produits de l’agriculture biologique.
Il n’y a tout simplement aucune limite aux péchés que l’homme est prêt à commettre pour un bon repas. Les Japonais sont connus pour pratiquer le commerce du thon rouge, lequel est servi dans les restaurants à des prix prohibitifs, cependant qu’à Bangkok, à Shanghai et à Singapour, les jeunes mariés engloutissent une soupe gélatineuse à base d’ormeaux pochés et d’ailerons de requins taillés à même l’animal vivant.

Mais vous n’allez sans doute pas vous sentir coupable de commander du bar dans un restaurant londonien, tout de même? À moins, bien sûr, de songer que vous pourriez très bien être en train de savourer l’un des tout derniers membres de l’espèce. Et ça, c’était avant que vous ne pensiez à tous les produits chimiques dont sont bourrés les crevettes, le saumon et le cabillaud d’élevage qui garnissent de nos jours les rayons des supermarchés…
Dans "La Mer engloutie", nous suivons Taras Grescoe au long d’un périple autour du monde, une année durant laquelle, fourchette à la main, il a remonté de bas en haut toute la chaîne alimentaire, goûtant aussi bien le concombre de mer que la chair de thons de plus de deux cents kilos, et ce dans un seul but : savoir si oui ou non il pouvait continuer à déguster ces mets délicats la conscience tranquille.
École, maisons de retraite, hôpitaux... Chaque jour, plus de 8 millions de Français prennent un repas en collectivité. Des repas souvent issus d’une agriculture conventionnelle qui, malgré la feuille de route dictée par le Grenelle de l’Environnement, intègrent encore peu d’aliments dit «responsables».
Alors, pour encourager les collectivités et les entreprises à s’orienter vers des approvisionnements de proximité, de saison et de qualité , leur montrer par des exemples concrets qu’il n’y a pas que des difficultés (code des marchés, création de filières, quantités produites, logistique...), mais qu’il est possible d’en retirer des bénéfices économiques, écologiques et sociaux, la Fondation Nicolas Hulot lance à Lons-le-Saunier la 1ère édition des journées découvertes «En route vers la restauration collective responsable» ; Un événement destiné à rassembler l’ensemble des parties prenantes (élus, gestionnaires, agriculteurs, convives...) qu’elles soient sceptiques ou en quête de réponses, et ceux qui ont réussi à s’engager vers une restauration collective responsable (RCR).