Un nouveau rapport publié aujourd'hui montre que les chefs d'entreprises des pays en développement, riches en biodiversité s'inquiètent de la disparition du «capital naturel».
Plus de 50% des PDG interrogés en Amérique latine et 45% en Afrique considèrent que l'appauvrissement de la biodiversité est une menace pour la croissance économique.
Par contre, moins de 20% de leurs homologues d'Europe de l'Ouest partagent leurs inquiétudes.

Ces résultats, présentés dans une étude de l'économie des écosystèmes et de la biodiversité, montrent que les dirigeants qui ne réussiront pas à intégrer la gestion durable de la biodiversité dans leurs projets d'entreprise seront de plus en plus dépassés sur le marché.
Par Florence de Monclin, Conseillère pédagogique, responsable éducation-formation de la Fondation Nicolas Hulot

Il ne se passe pas une semaine sans que des informations sérieuses nous rappellent les ressources insoupçonnées de la biodiversité, ses capacités d'adaptation, sa résilience, mettant ainsi en exergue la valeur des services écologiques qu'elle rend aux communautés humaines au Nord comme au Sud.
Ici, des agronomes américains découvrent que la salive d'un insecte ravageur des cultures, la teigne guatémaltèque, provoque une stimulation de la croissance toutes les autres patates au point de doubler le rendement des champs de pommes de terre. S'agit-il d'un mécanisme de défense adopté par certaines variétés de pommes de terre? En tout cas, il semble que c'est la salive de l'insecte qui provoque cette stimulation.
Là, et dans le prolongement de quatre années d'expérimentation, c'est la révélation par les chercheurs de l'université de Lausanne des caractéristiques génétiques d'un champignon microscopique (Glomus intraradices) susceptibles de multiplier par cinq la croissance de la plante de riz et offrant ainsi des perspectives intéressantes pour l'agriculture durable. Cette croissance résulte d'une symbiose entre le champignon et la plante de riz. "L'avantage de notre technique est qu'elle est totalement naturelle, aucun nouveau gène n'est introduit dans la plante et il ne s'agit donc pas d'OGM (organisme génétiquement modifié)", souligne le professeur Ian Sanders.
En cette période de festivals de musique, il est important de rappeler les impacts environnementaux que ces grands événements en plein air impliquent!
En effet, l’organisation de ces manifestations estivales n’est pas sans conséquences pour l’environnement : elles sont souvent synonymes de déchets, de dégradation du terrain et des espaces végétaux qui l’entoure, et de déplacements de personnes en voiture.
Depuis quelques années maintenant, les organisateurs des Solidays, des Vieilles Charrues, des Francofolies et bien d’autres festivals, affichent leur engagement en faveur du développement durable et prennent en considération les différentes problématiques liées à l’organisation de telles manifestations. Les sites naturels sur lesquels ces événements sont implantés sont dans la majorité des cas des champs (voire des presqu’îles), il est donc important de préserver la biodiversité qui y réside.

Ainsi, des actions concrètes sont mises en place, des gestes simples pour que chaque festivalier limite son impact: tri des déchets, utilisation de gobelets consignés, toilettes sèches, recyclage de téléphones mobiles, développement de l'écomobilité ou nourriture bio, etc.
Dans le cadre du Défi pour la Terre, la Fondation Nicolas Hulot était présente à l’édition 2007 du Festival des Vieilles Charrues à Carhaix (Bretagne) afin de sensibiliser les festivaliers au tri des déchets, à l’utilisation de l’eau, aux mégots de cigarettes et au covoiturage.
Nous vivons tous de la nature : elle nous procure la totalité de notre alimentation, plus de la moitié de nos médicaments et beaucoup d’autres biens et services indispensables que l’homme ne sait pas reproduire. Détruire la nature, c’est se priver de solutions pour le futur (technologiques, médicales, industrielles…), mais aussi mettre en péril l’avenir de l’humanité. La disparition d’une simple plante ou d’un seul animal peut entraîner l’extinction en chaîne d’autres espèces, dont l’Homme est le dernier maillon.
Or, les espèces disparaissent aujourd’hui à un rythme 100 à 1000 fois supérieur au rythme naturel, entraînant un appauvrissement du vivant tel qu’il préfigure la 6e vague d’extinction. La dernière vague connue remonte à 65 millions d’années et voyait la disparition des dinosaures…
Est-ce la planète que nous souhaitons léguer à nos enfants ? A travers ce court film pédagogique de 8 minutes et un livret pédagogique de 16 pages, la Fondation Nicolas Hulot espère faire mieux comprendre les enjeux de préservation de la biodiversité pour mieux agir en faveur de sa protection.
Retrouvez un héros écolo dans cette sélection délectable de gags liés à la biodiversité. Et découvrez comment, dans un savant mélange d’idéalisme et de lucidité, il met sa fougue créatrice au service de la survie des espèces!

Né dans une famille qui adorait les animaux, Franquin a toujours été fasciné par tout ce qui porte poils et plumes. Il est, sans nul doute, un des meilleurs dessinateurs animaliers de la BD. La mouette, la chat dingue, Cheese la souris grise, Bubulle le poisson rouge, les chimpanzés de Bravo les Brothers… Toutes ces créatures introduites dans la rédaction par Gaston, pour égayer la vie de bureau, témoignent d’un sens de l’observation incroyable et d’une maîtrise du crayon époustouflante. Il était donc inévitable que Gaston manifeste très vite un tendre penchant pour les bestioles les plus inattendues.