Pour nombre de nos contemporains, la finance est devenue scandaleuse, voire délictueuse. Dans le dictionnaire des idées reçues de notre temps, elle est immanquablement opposée à l’économie dite «réelle», industrielle ou commerçante. Et rendue responsable du chaos présent.

Cependant, la crise actuelle n’est pas que financière, mais aussi économique, sociale et environnementale, marquant une rupture et une bifurcation par rapport au modèle capitaliste qui a conquis la planète à partir du XIVe siècle. C’est dans cette révolution en cours que nous entraîne le présent ouvrage, tout à la fois une petite histoire de la finance, une analyse de la crise contemporaine et une tentative de prospective.
Nous sommes en train de basculer d’une économie de l’échange et de la production à une économie de pollinisation et de contribution. D’où ce titre : « L’abeille et l’économiste ». Les abeilles font bien plus que produire du miel : elles pollinisent, c’est-à-dire qu’elles diffusent, gratuitement, la vie. Cette métaphore écologique aide Yann Moulier Boutang à explorer les pistes de refondation d’une économie dont le modèle dominant est largement discrédité et moribond.
Le temps est-il venu de repenser la croissance ? Le débat est lancé.
Lisez Prospérité sans croissance et rejoignez la plus importante discussion de notre temps. La poursuite de la croissance est-elle la solution? Offrira-t-elle prospérité et bien-être sur une planète de neuf milliards d’êtres humains?

Dans cet ouvrage explosif, Tim Jackson fait le procès de la croissance économique illimitée. Dans les économies avancées, il devient de plus en plus clair que la croissance de la consommation n’augmente pas le bonheur et peut même lui nuire. Et il est encore plus évident que les écosystèmes qui portent nos économies sont en train de s’effondrer sous les coups de cette croissance. À moins que nous ne réduisions radicalement l’impact environnemental de l’activité économique – et rien ne prouve que cela soit possible –, nous allons devoir construire une prospérité qui ne repose pas sur la croissance continuelle. Hérésie économique? Ou opportunité pour renforcer les fondements du bien-être, de la créativité et construire une prospérité durable en dehors de la dictature du marché?
Tim Jackson propose une vision crédible d’une société humaine à la fois florissante et capable de respecter les limites écologiques de la planète. Réaliser cette vision est la tâche la plus urgente de notre époque.
« Ma thèse est que l’économie moderne s’est trouvée considérablement appauvrie par la distance qui a éloigné l’économie de l’éthique. »
Cet ouvrage, qui regroupe plusieurs conférences prononcées à Berkeley en 1986, est l’exposé le plus complet et le plus accessible de la pensée d’Amartya Sen. Il témoigne de son exigence d’inscrire les critères éthiques au cœur de l’analyse économique, de ses recherches sur les causes de la famine ou sur l’inégalité sociale entre les sexes.

En soutenant, comme Aristote le faisait déjà, que l’économie se rapporte aux fins humaines, Amartya Sen examine quelques graves réalités économiques de notre temps, telles l’aggravation des inégalités ou la famine, en des termes qui sont ceux de nos délibérations morales.
Pierre Rabhi a vingt ans à la fin des années cinquante, lorsqu’il décide de se soustraire, par un retour à la terre, à la civilisation hors sol qu’ont largement commencé à dessiner sous ses yeux ce que l’on nommera plus tard les Trente Glorieuses.
Après avoir dans son enfance assisté en accéléré, dans le Sud algérien, au vertigineux basculement d’une pauvreté séculaire, mais laissant sa part à la vie, à une misère désespérante, il voit en France, aux champs comme à l’usine, l’homme s’aliéner au travail, à l’argent, invité à accepter une forme d’anéantissement personnel à seule fin que tourne la machine économique, point de dogme intangible.

L’économie? Ce n’est plus depuis longtemps qu’une pseudo économie qui, au lieu de gérer et répartir les ressources communes à l’humanité en déployant une vision à long terme, s’est contentée, dans sa recherche de croissance illimitée, d’élever la prédation au rang de science. Le lien filial et viscéral avec la nature est rompu ; elle n’est plus qu’un gisement de ressources à exploiter – et à épuiser.
Au fil des expériences de vie qui émaillent ce récit s’est imposée à Pierre Rabhi une évidence : seul le choix de la modération de nos besoins et désirs, le choix d’une sobriété libératrice et volontairement consentie, permettra de rompre avec cet ordre anthropophage appelé “mondialisation”.
Malgré les nombreuses recherches en ressources humaines qui montrent que la plus grande valeur de l'entreprise est représentée par son capital immatériel, par la capacité d'apprentissage et d'innovation de ses collaborateurs, celle-ci continue à les considérer comme LA variable d'ajustement à un environnement en mouvement permanent.
Et si la ressource humaine devenait LA variable de création de valeur et de richesse au sein de l'entreprise, plutôt que d'être considérée comme une source de coûts ? Et si nous faisions comme si c'était possible de croire que chaque individu est une ressource en devenir, et la plus importante de l'entreprise ?