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La conférence sur le Climat de Lima (COP 20) prépare le futur accord sur le climat de Paris en 2015 (COP 21)

La conférence de Lima (COP20) sur le climat est ouverte depuis le 1er décembre. 
Nicolas Hulot lance l'appel suivant :

Nicolas Hulot et COP20
" La COP 20 à Lima est de première importance. Nous devons réussir à Lima pour aller de l'avant vers un bon accord à Paris l'an prochain. Le dernier rapport du GIEC, qui est la voix de la science, est sans équivoque : il faut agir immédiatement pour limiter le réchauffement global au-dessous de 2°C d'ici 2100. Les enjeux sont énormes : l'avenir de l'humanité, un monde vivable pour les générations futures et rien moins que la survie de ce qui sont déjà affectés par la pauvreté, la désertification et les catastrophes naturelles.
Des décisions courageuses doivent être adoptées et mises en œuvre sans retard. Pour dire les choses simplement, il faut renoncer aux énergies fossiles et nous tourner vers une croissance bas-carbone. Cela peut sembler difficile, mais la croissance verte est la seule croissance réelle et durable. La bonne nouvelle c'est que les énergies renouvelables deviennent rapidement abordables. Et nous pouvons économiser des milliards si nous cessons de gaspiller l'énergie comme nous l'avons fait trop longtemps.
Délégués à Lima, gouvernements du monde entier, il faut maintenant laisser de côté les intérêts étroits et les postures idéologiques. Soyez audacieux et prenez en compte les intérêts de notre famille humaine. Comme le dit le Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki-moon : « il n'y a pas de plan B parce qu'il n'y a pas de planète B ». Ministres et délégués, c'est le moment d'agir. Agissez pour vos semblables, agissez pour vos enfants."

Nicolas Hulot

 

Pour nous suivre et poser vos questions n'hésitez pas à utiliser notre page Facebook mais aussi notre fil twitter en utilisant @fondationhulot

L’accord Climat Européen

Réunis à Bruxelles, les 28 pays membres de l'EU se sont accordés le 24 octobre dernier sur un nouveau cadre énergie climat. 

Compte tenu des visions et des positions parfois différentes des 28 sur cet enjeu, l'accord européen sur un nouveau cadre énergie climat est une étape essentielle et indispensable sur la route de la conférence Paris Climat 2015.

L’engagement de réduire d’au moins 40% les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 est un objectif ambitieux. Même si l’objectif d’efficacité énergétique de 27% est un compromis par rapport à la volonté et la nécessité de 30%, l’absence d’accord aurait été un grave préjudice pour une dynamique positive et un signal négatif à proximité de la conférence de Lima.

Pour en savoir plus

- Un dossier en pdf pour comprendre l'ensemble des enjeux européens sur le climat 

- Une analyse de l'accord européen

- Un décryptage du Monde. "L'Europe se fixe un accord ambitieux"

- Un décryptage par les Echos "Une mesure nécessaire mais pas suffisantes"

Barrage de Sivens : lorsque légitimité et légalité s’affrontent

Au-delà de l'évènement tragique de ce week-end, la mobilisation contre le barrage de Sivens nous amène à une réflexion de fond sur notre système démocratique. Autour de ce projet s'opposent deux principes pourtant conciliables : légalité et légitimité. C'est parce que notre démocratie dysfonctionne que les contestations se multiplient avec des conséquences parfois dramatiques.

barrage de sivens

 

Un projet écologiquement dans l'impasse

Le barrage de Sivens dont la construction a été décidée par le Conseil général du Tarn a pour objectif premier de permettre l'irrigation de plus de 300 ha de terres agricoles, en particulier à destination des cultures de maïs. Il est situé le long de la forêt de Sivens, couvrant notamment 13 ha de la zone humide du Testet, zone à fort enjeu écologique.

En effet, la construction de ce barrage détruirait une zone humide de grande importance écologique tant en termes de biodiversité, que de gestion de l'eau ou encore d'adaptation aux changements climatiques. La finalité du projet est également fortement contestée puisque ce barrage contribue à renforcer la pression de l'agriculture intensive sur les écosystèmes. Il apporte des réponses curatives et non préventives aux enjeux de l'adaptation de l'agriculture au changement climatique et à la crise dans le secteur de l'élevage. C'est pourquoi la FNH est opposée à ce projet.

C'est sur ces points que se mobilisent les opposants au barrage depuis plusieurs semaines, barrage dont la construction a débuté en septembre, déclenchant une lutte active de terrain.

L'enjeu écologique est donc de taille, la mobilisation des opposants est légitime Ce barrage est le symbole de l'opposition de deux visions de l'utilisation des espaces naturels, mais aussi de deux visions de la décision collective.

 

Légitimité versus légalité : un système démocratique en panne 

Les opposants au barrage pointaient du doigt depuis des semaines les procédures d'autorisation et de validation de ce barrage. Il y a de quoi puisqu'un rapport, commandé par le Ministère de l'Ecologie, publié fin octobre par deux experts du CGAAER est venu conforter ces critiques : surestimation des besoins, contenu de l'étude d'impact insatisfaisant, incompatibilité avec les financements européens, pas d'étude des alternatives...

Pour y répondre, le gouvernement et les élus évoquaient la légalité et le droit, conférés par ces autorisations et par la décision du Conseil Général.

Or, la légalité ne suffit pas. Pour reprendre les propos de Dominique Bourg, vice-président de la FNH, « il est rarissime que la légalité suffise à rendre une décision légitime. La légitimité en question est par définition inséparable des caractéristiques de la décision et de son contexte. Pour qu'un barrage soit légitime, il ne suffit pas qu'un élu en décide. Il faut que le dossier sur lequel il s'appuie soit scientifiquement et technologiquement solide, qu'il soit au fait des intérêts en cause et qu'ils les aient consultés. La légitimité est ainsi le fruit d'une construction démocratique complexe.

Que la France soit la championne des blocages, des conflits de toutes sortes est très probablement le meilleur indicateur de la décrépitude de ses institutions démocratiques et de leur inadéquation. »

Pour éviter un nouveau drame, il est temps de suspendre ce projet et d'ouvrir le chantier de la refonte de notre démocratie pour apporter transparence et sérieux et donc légitimité à la décision publique.

 

 

L'abandon de l'écotaxe: quels enjeux?

L'abandon de l'écotaxe a été annoncée mi octobre. Certains s'en réjouissent d'autres pensent que ce n'est pas une bonne nouvelle.

Pour faire le point nous avons proposé à notre expert en fiscalité-mobilité Denis Voisin de répondre à cette question.

Abandon de l'ecotaxe, quels enjeux?


1/Revenons tout d'abord sur ce qu'est l'écotaxe car derrière le mot on a un peu oublié de quoi il s'agissait ?

 

L'écotaxe est une mesure issue du Grenelle de l'Environnement (engagement 45 : création d'une éco-redevance kilométrique pour les poids lourds sur le réseau national non concédé). C'est une application du principe constitutionnel appelé pollueur payeur concernant l'usage des infrastructures. Son produit devait être affecté au développement des infrastructures ferroviaires et fluviales. Elle avait été acceptée par toutes les parties prenantes dans l'objectif de diminuer les nuisances engendrées par un nombre croissant de camions circulant sur les routes. Elle devait  favoriser un report modal vers le ferroutage ou le transport fluvial et une optimisation du transport routier (meilleur remplissage, réduction des trajets à vide). En Allemagne et en Suisse des dispositifs similaires ont été mis en place et leur efficacité est avérée. La mesure a donc été transcrite dans la loi Grenelle 1 (votée à la quasi-unanimité) puis dans la loi de finances de 2009.

 

2/ L'abandon de l'écotaxe pour vous : quelles explications et quelles conséquences ?

La mise en œuvre de l'écotaxe a été trop longue, avec de nombreux reports, et le consensus initial s'est dilué dans le temps. Elle n'a pas non plus été exempte de défauts, que ce soit sur le contrat Ecomouv portant sur la collecte de la redevance ou le fait d'accorder de nombreuses compensations aux routiers avant même son entrée en vigueur. Enfin il n'y a pas eu suffisamment de pédagogie sur cette mesure qui a souffert de nombreux préjugés non fondés (augmentation des prix à la consommation, atteinte au pavillon français). Sa transformation en péage de transit était une erreur dans le sens où cela créait de nouveaux problèmes, par exemple un problème d'équité des territoires, sans en résoudre aucun.

La Fondation Nicolas Hulot condamne son abandon définitif, compensé financièrement par une hausse de la taxe sur le diesel pour les poids lourds mais aussi pour les ménages. La logique pollueur-payeur n'est donc pas respectée puisque en quelque sorte les ménages paieront pour compenser les nuisances importantes du transport routier. La politique de report modal issue du grenelle s'est finalement traduite par une augmentation de la part modale du transport routier aux dépens des alternatives moins polluantes. C'est donc un échec complet.

D'autre part, l'abandon de l'écotaxe menace des centaines de projets de développement de mobilité durable partout en France

 

3/ Quelles suites envisagées ?

 

Il faut maintenant remettre le chantier sur la table et surtout ne pas abandonner. D'autant plus que le vrai problème des routiers et ils le disent eux mêmes c'est le coût du travail. La transition écologique c'est un changement de modèle et la FNH plaide pour un vrai basculement de la fiscalité (lien autres articles de blog). La fiscalité écologique ne doit pas être additionnelle mais substitutive. D'autres pays se sont déjà engagés dans cette voie avec succès, par exemple la Suède.

Il faut donc rouvrir ce chantier de l'usage des infrastructures lors de la prochaine Conférence Environnementale qui portera sur « transport et mobilité durable » ainsi que dans le cadre du comité pour la fiscalité écologique.

 

Pour aller plus loin:

- la réaction de Nicolas Hulot sur le vote de la loi sur la transition énergétique

- L'abandon de l'écotaxe appelle à rouvrir le chantier de la fiscalité écologique

- les 35 mesures portées par la Fondation Nicolas Hulot dans le cadre de la loi sur la transition énergétique

Lutter contre le gaspillage alimentaire avec Foodwe

L'alimentation est un droit élémentaire pour chaque être humain. Or, tous n'y ont pas accès puisque près d'un milliard d'hommes souffrent encore de la faim sur notre planète.

Se nourrir se trouve donc au cœur des enjeux du développement durable, à l'interface du développement économique de nos territoires et de leur richesse en biodiversité mais aussi de nos paysages et de notre culture.

L'alimentation est donc un secteur économique majeur dont dépendent de nombreux acteurs (agriculteurs, industriels, pêcheurs) et qui est aujourd'hui porteur de déséquilibres environnementaux.

Malheureusement, dans nos pays industrialisés, le gaspillage alimentaire est omniprésent.

C'est pourquoi lorsque nous avons découvert le projet d'Olivier Neufkens baptisé Foodwe nous n'avons pu que le soutenir en lui attribuant un coup de cœur.

En pleine semaine du goût et à la veille de la journée nationale contre le gaspillage alimentaire, nous avons voulu vous présenter ce beau projet dont le rêve est simple :

"Que chaque professionnel de l'alimentation offre systématiquement ses surplus ou invendus alimentaires encore propres à la consommation humaine à des associations caritatives ou citoyennes plutôt que de les jeter à la poubelle''.

logo foodwe

Les objectifs que s'est fixé le projet Foodwe sont triples :

- réduire le gaspillage alimentaire auprès des professionnels de l'alimentation,

- augmenter les dons pour les associations caritatives ou citoyennes,

- proposer des nouveaux projets de revalorisation des invendus alimentaires.

legumes foodwe

Mais comment ça marche ?

Il suffit aux supermarchés, producteurs, criées, ou tout autre professionnel du secteur de l'alimentation de s'inscrire sur foodwe.org pour pouvoir poster leurs invendus toujours propres à la consommation humaine. Les associations caritatives, ou citoyennes, signalent ensuite leur intérêt pour le don et vont le récupérer sur place.

Testé en Belgique depuis le 30 septembre 2014, l'utilisation de ce site est gratuite. L'expérimentation est pour le moment limitée à ce pays.

Foodwe ambitionne de fédérer en son sein les acteurs soucieux afin de réduire au maximum le gaspillage alimentaire.

Le premier défi pour Foodwe sera de faire connaître sa plateforme auprès du plus grand nombre d'émetteurs et de bénéficiaires.

Foodwe réalise en ce moment une campagne de financement symbolique pour recevoir le support du grand public. Faites un don à partir de 3 euros sur www.kisskissbankbank.com

foodwe equipe

N'hésitez pas à partager ce projet pour qu'il se démultiplie.

 

 

Liens vers des articles similaires::

> Notre programme sur l'alimentation responsable

> Livre d'un agronome visionnaire

> Nourrir tout le monde avec du bio c'est possible

> Comment nourrir le monde demain

> Playlist de notre chaine Youtube "Pour une alimentation et une agriculture de qualité" 

 


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