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Barrage de Sivens : lorsque légitimité et légalité s’affrontent

Au-delà de l'évènement tragique de ce week-end, la mobilisation contre le barrage de Sivens nous amène à une réflexion de fond sur notre système démocratique. Autour de ce projet s'opposent deux principes pourtant conciliables : légalité et légitimité. C'est parce que notre démocratie dysfonctionne que les contestations se multiplient avec des conséquences parfois dramatiques.

barrage de sivens

 

Un projet écologiquement dans l'impasse

Le barrage de Sivens dont la construction a été décidée par le Conseil général du Tarn a pour objectif premier de permettre l'irrigation de plus de 300 ha de terres agricoles, en particulier à destination des cultures de maïs. Il est situé le long de la forêt de Sivens, couvrant notamment 13 ha de la zone humide du Testet, zone à fort enjeu écologique.

En effet, la construction de ce barrage détruirait une zone humide de grande importance écologique tant en termes de biodiversité, que de gestion de l'eau ou encore d'adaptation aux changements climatiques. La finalité du projet est également fortement contestée puisque ce barrage contribue à renforcer la pression de l'agriculture intensive sur les écosystèmes. Il apporte des réponses curatives et non préventives aux enjeux de l'adaptation de l'agriculture au changement climatique et à la crise dans le secteur de l'élevage. C'est pourquoi la FNH est opposée à ce projet.

C'est sur ces points que se mobilisent les opposants au barrage depuis plusieurs semaines, barrage dont la construction a débuté en septembre, déclenchant une lutte active de terrain.

L'enjeu écologique est donc de taille, la mobilisation des opposants est légitime Ce barrage est le symbole de l'opposition de deux visions de l'utilisation des espaces naturels, mais aussi de deux visions de la décision collective.

 

Légitimité versus légalité : un système démocratique en panne 

Les opposants au barrage pointaient du doigt depuis des semaines les procédures d'autorisation et de validation de ce barrage. Il y a de quoi puisqu'un rapport, commandé par le Ministère de l'Ecologie, publié fin octobre par deux experts du CGAAER est venu conforter ces critiques : surestimation des besoins, contenu de l'étude d'impact insatisfaisant, incompatibilité avec les financements européens, pas d'étude des alternatives...

Pour y répondre, le gouvernement et les élus évoquaient la légalité et le droit, conférés par ces autorisations et par la décision du Conseil Général.

Or, la légalité ne suffit pas. Pour reprendre les propos de Dominique Bourg, vice-président de la FNH, « il est rarissime que la légalité suffise à rendre une décision légitime. La légitimité en question est par définition inséparable des caractéristiques de la décision et de son contexte. Pour qu'un barrage soit légitime, il ne suffit pas qu'un élu en décide. Il faut que le dossier sur lequel il s'appuie soit scientifiquement et technologiquement solide, qu'il soit au fait des intérêts en cause et qu'ils les aient consultés. La légitimité est ainsi le fruit d'une construction démocratique complexe.

Que la France soit la championne des blocages, des conflits de toutes sortes est très probablement le meilleur indicateur de la décrépitude de ses institutions démocratiques et de leur inadéquation. »

Pour éviter un nouveau drame, il est temps de suspendre ce projet et d'ouvrir le chantier de la refonte de notre démocratie pour apporter transparence et sérieux et donc légitimité à la décision publique.

 

 

Lutter contre le gaspillage alimentaire avec Foodwe

L'alimentation est un droit élémentaire pour chaque être humain. Or, tous n'y ont pas accès puisque près d'un milliard d'hommes souffrent encore de la faim sur notre planète.

Se nourrir se trouve donc au cœur des enjeux du développement durable, à l'interface du développement économique de nos territoires et de leur richesse en biodiversité mais aussi de nos paysages et de notre culture.

L'alimentation est donc un secteur économique majeur dont dépendent de nombreux acteurs (agriculteurs, industriels, pêcheurs) et qui est aujourd'hui porteur de déséquilibres environnementaux.

Malheureusement, dans nos pays industrialisés, le gaspillage alimentaire est omniprésent.

C'est pourquoi lorsque nous avons découvert le projet d'Olivier Neufkens baptisé Foodwe nous n'avons pu que le soutenir en lui attribuant un coup de cœur.

En pleine semaine du goût et à la veille de la journée nationale contre le gaspillage alimentaire, nous avons voulu vous présenter ce beau projet dont le rêve est simple :

"Que chaque professionnel de l'alimentation offre systématiquement ses surplus ou invendus alimentaires encore propres à la consommation humaine à des associations caritatives ou citoyennes plutôt que de les jeter à la poubelle''.

logo foodwe

Les objectifs que s'est fixé le projet Foodwe sont triples :

- réduire le gaspillage alimentaire auprès des professionnels de l'alimentation,

- augmenter les dons pour les associations caritatives ou citoyennes,

- proposer des nouveaux projets de revalorisation des invendus alimentaires.

legumes foodwe

Mais comment ça marche ?

Il suffit aux supermarchés, producteurs, criées, ou tout autre professionnel du secteur de l'alimentation de s'inscrire sur foodwe.org pour pouvoir poster leurs invendus toujours propres à la consommation humaine. Les associations caritatives, ou citoyennes, signalent ensuite leur intérêt pour le don et vont le récupérer sur place.

Testé en Belgique depuis le 30 septembre 2014, l'utilisation de ce site est gratuite. L'expérimentation est pour le moment limitée à ce pays.

Foodwe ambitionne de fédérer en son sein les acteurs soucieux afin de réduire au maximum le gaspillage alimentaire.

Le premier défi pour Foodwe sera de faire connaître sa plateforme auprès du plus grand nombre d'émetteurs et de bénéficiaires.

Foodwe réalise en ce moment une campagne de financement symbolique pour recevoir le support du grand public. Faites un don à partir de 3 euros sur www.kisskissbankbank.com

foodwe equipe

N'hésitez pas à partager ce projet pour qu'il se démultiplie.

 

 

Liens vers des articles similaires::

> Notre programme sur l'alimentation responsable

> Livre d'un agronome visionnaire

> Nourrir tout le monde avec du bio c'est possible

> Comment nourrir le monde demain

> Playlist de notre chaine Youtube "Pour une alimentation et une agriculture de qualité" 

 

Prises de paroles de Nicolas Hulot en Septembre 2014

Un mois riche en prise de parole de notre Président Nicolas Hulot qui s'est exprimé sur de multiples sujets dont les deux principaux sont:

- changement climatique,

- loi de transition énergétique

Pour voir ou revoir ces prises de paroles voici les différents liens: 

 

20 septembre:

AFP - Climat - Nicolas Hulot appelle à la mobilisation générale

L'écologiste Nicolas Hulot demande l'arrêt des grands discours et appelle à la mobilisation générale, à la veille d'une marche mondiale pour le climat et trois jours avant le sommet climatique de l'Onu, dans un entretien au Parisien/Aujourd'hui en France samedi.

"Arrêtons les grands discours et décrétons la mobilisation générale. Il faut entrer dans une posture de guerre ouverte contre les changements climatiques", assène Nicolas Hulot, envoyé spécial du président de la République pour la protection de la planète.

"Cette marche doit être le début d'une nouvelle mobilisation", assure l'écologiste pour qui désormais : "le message est clair (pour les dirigeants, ndlr): osez changer de modèle économique. Il y a une époque où l'on pouvait s'abriter derrière l'excuse de l'ignorance. Ensuite, on a prétexté l'impuissance. Aujourd'hui, ces deux excuses sont totalement obsolètes."

Plusieurs "marches pour le climat" auront lieu simultanément dimanche dans le monde (New York, Londres, Berlin, Rio, Vancouver, ou Paris) à l'appel d'associations écologistes et de mouvements citoyens, explique le journal.

"Si les décideurs ne sentent pas qu'il y a une masse mobilisée derrière eux, ils ne bougeront pas", prévient-il alors que doit se tenir mardi à l'ONU, à New York, le sommet sur le climat avec une centaine de chefs d'Etat, dont François Hollande accompagné de Nicolas Hulot.

"Une étape préparatoire donnant l'occasion aux chefs d'Etat de faire leurs propositions et de discuter des sujets qui fâchent", explique l'écologiste.

Pour ce dernier : "la crise climatique est une tragédie silencieuse qui tue déjà des centaines de milliers de personnes chaque année et provoque des centaines de milliards de dollars de dégâts."

Et Nicolas Hulot de conclure : "Je pense que, si l'on avait anticipé davantage les effets du changement climatique, on aurait évité beaucoup de souffrances, y compris chez nous."

NICOLAS HULOT SUR iTELE

Le Parisien : 2 pages dans la Version papier de samedi

http://www.leparisien.fr/environnement/nicolas-hulot-la-crise-ecologique-nourrit-la-crise-economique-20-09-2014-4150241.php

http://www.leparisien.fr/environnement/en-images-le-monde-marche-pour-le-climat-21-09-2014-4152603.php?pic=2#infoBulles1

BFM TV - Duplex 

http://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/climat-il-faut-briser-ce-mur-de-fatalisme-assure-nicolas-hulot-318483.html

JT de TF1 Invité en duplex à 13h00 / Claire Chazal

http://videos.tf1.fr/jt-we/2014/climat-c-est-le-moment-de-verite-pour-nicolas-hulot-8488651.html

 I TELE

http://www.itele.fr/france/video/n-hulot-trop-de-conferences-ou-les-promesses-sont-restees-vaines-94150

RTL : Nicolas était l'invité de la matinale de Bernard Poirette

Pour l'écouter en replay :

http://www.rtl.fr/actu/sciences-environnement/rechauffement-climatique-c-est-la-famille-humaine-au-pied-du-mur-selon-nicolas-hulot-7774415751

http://www.rtl.fr/actu/sciences-environnement/rechauffement-climatique-nicolas-hulot-appelle-a-la-mobilisation-generale-7774401448

Dépêche de reuters 21 septembre 2014

http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRL6N0RM15H20140921

Le Figaro.fr

http://tempsreel.nouvelobs.com/planete/20140921.OBS9837/rechauffement-climatique-des-milliers-de-manifestants-a-paris.html

l' humanité.fr

http://www.humanite.fr/marche-mondiale-pour-le-climat-580-000-personnes-travers-le-globe-ont-participe-552367

franceinfo et nicolas hulot

22 septembre:

Dans la matinale de France Info

 http://www.franceinfo.fr/vie-quotidienne/environnement/article/climat-un-enjeu-de-solidarite-presque-universel-hulot-572377

Tribune de Nicolas.

http://www.lejdd.fr/Societe/Climat-l-humanite-est-au-pied-du-mur-par-Nicolas-Hulot-688324

 

01 octobre:

L'invité de Léa Salamé sur France Inter à 7H50

http://www.franceinter.fr/emission-linvite-de-7h50-nicolas-hulot

Nicolas-Hulot sur France Inter

Et ce soir Nicolas Hulot sera l'invité fil rouge du grand journal de Canal + à partir de 19H05. Seul en première partie, Nicolas sera rejoint par Pierre Rabhi en seconde partie pour parler notamment du livre "Nos voies d'espérance".

 

Une mobilisation mondiale pour la marche pour le climat

 

Nicolas Hulot et sa Fondation remercient tous ceux qui se sont mobilisés dimanche 21 Septembre pour la Marche pour le Climat.

Dimanche 21 septembre a eu lieu partout dans le monde la « Marche pour le Climat » .

Organisée en amont du sommet de l'ONU qui réunit à New-York, ce mardi 23 septembre les chefs d'Etat et de gouvernement pour commencer à préparer le futur accord international sur le climat qui devra être acté à Paris en décembre 2015, cette marche visait à envoyer un signal fort aux décideurs : « osez le changement » !

A Paris,  plus de 10000 personnes (25 000 selon les organisateurs) étaient présentes et nous vous en remercions chaleureusement. Cette étincelle doit s'amplifier jusqu'en décembre 2015. Au côté de notre président, présent à New-York aujourd'hui, nous allons poursuivre notre mobilisation et nous espérons que vous ferez ce chemin à nos côtés. Nous avons 15 mois pour ne pas nous résigner !

marche pour le climat

 

marche pour le climat monde

 

 

Comme l'a rappelé Nicolas Hulot en clôture de la marche : 

"Merci de préférer l'espérance à l'indifférence, la mobilisation à la résignation. Votre mobilisation redonne de l'espoir au moment où les chefs d'Etat se réunissent à New-York. 

Au-delà de nos différences, au-delà de ce qui nous divisent c'est la famille humaine qui se retrouve. Nous devons dire que nous voulons sortir de cette économie carbone, 
que nous voulons passer d'une mondialisation de libre-échange à une mondialisation de juste échange, d'une économie de prédation à une économie de protection. Le message que nous devons donner à tous nos responsables politiques : résistez au fatalisme, osez le changement, arrêtez de parler, agissez ! » 

 

Marche pour le Climat à Paris

 

Quentin, agriculteur proche de la Fondation décrypte pour nous l’agro-écologie et ses avantages

Les 18 et 19 septembre 2014, la FAO (Food and Agriculture Organization) organise à Rome un Symposium international sur l'agro-écologie pour la sécurité alimentaire et la nutrition. Objectif : faire le point sur les dernières connaissances scientifiques sur le sujet et mettre en lumière les dynamiques collectives qui fonctionnent.

 

A cette occasion, des intervenants de tous les continents présenteront leur vision et leur travail. Quentin Delachapelle, vice-président de la FNCIVAM et ambassadeur de notre campagne 2013 sur l'agriculture « I Field Good », est l'un d'entre eux. Il nous explique en quoi consiste l'agro-écologie, quels sont ses avantages et pourquoi elle peine à se développer.

quentin-delachapelle

©Mat Jacob

 

1/ Le Ministère de l'agriculture fait de l'agroécologie son projet pour faire évoluer l'agriculture. Il cherche notamment pour cela à mieux en délimiter les contours. Qu'est-ce l'agroécologie signifie pour toi ?

Depuis l'après-guerre, on a développé une agriculture qui cherche à mettre en place les mêmes recettes partout, indépendamment du contexte, du milieu et de l'environnement dans lequel elle se trouve. Le résultat, c'est une agriculture aujourd'hui déconnectée de son milieu et qui contribue à dégrader l'environnement : qualité de l'eau, biodiversité, changements climatiques...

L'enjeu c'est donc de répondre aux besoins de production agricole en essayant de mieux adapter les systèmes agricoles au contexte territorial, en utilisant les ressources locales et en valorisant les spécificités de chaque territoire.

Il est également important de répondre d'abord aux besoins alimentaires locaux ou régionaux. Ceci est valable en France et en Europe mais aussi dans les pays du Sud qui doivent également pouvoir satisfaire leurs propres besoins alimentaires. 

L'agroécologie permet de répondre à tous ces enjeux.

 

2/ Pour ta ferme, comment cette agroécologie se concrétise-t-elle ?  

L'agroécologie est un cheminement. C'est une forme d'expérimentation continue qui doit tenir compte d'aléas climatiques et économiques de plus en plus fréquents.

J'ai aujourd'hui une ferme en grandes cultures et donc pas d'élevage. Ce qui est un déséquilibre de base pour l'agroécologie car ma priorité doit être de trouver de la matière organique ! Je travaille donc avec des éleveurs de la région pour en récupérer ou bien avec les producteurs de compost. Ceci me permet de maintenir une bonne fertilité du sol en réduisant les engrais chimiques de synthèse.

La deuxième étape est de redéfinir le cycle des cultures afin d'augmenter leur diversité et leurs synergies. Cela permet notamment de réduire l'utilisant de pesticides. Mon objectif est, à termes, de ne plus en utiliser.

Agro-ecologie

 

3/ Selon toi, quelle est la raison pour laquelle l'agroécologie est-elle encore l'exception et non pas la règle ?

 Il me semble que le principal frein n'est pas technique car, même si la recherche doit se poursuivre, beaucoup de connaissances existent. Le problème est que l'agriculture et son organisation économique sont aujourd'hui basées sur un modèle industriel, donc sur la production de masse. En France, une seule race de vache produit la majeure partie du lait de consommation standard. De la même manière pour les céréales, quelques variétés sélectionnées correspondant aux besoins émis par les industriels pour alimenter la consommation de masse. 

Le discours affirmant qu'il nous faut "produire plus pour nourrir le monde" est un mythe. En France le rendement moyen du blé est de 7 tonnes par hectare. Il est de 3 tonnes au niveau mondial... pour les bonnes années ! Les principales marges de manoeuvre pour augmenter les rendements ne sont donc pas sous nos latitudes, d'autant que notre agriculture repose largement sur la chimie... Il nous faut repenser à un modèle, comme l'agroécologie, qui permette en effet d'adapter la production aux potentiels locaux et améliorer les rendements là ou c'est nécessaire. Et de nombreuses solutions existent déjà dans le monde qui démontre que l'ont peut avoir une production diversifiée tout en préservant les ressources et étant moins sensibles aux aléas.

Enfin, le fait est que les politiques agricoles comme les marchés agricoles actuels ne favorisent pas ces agricultures plus vertueuses. La nouvelle PAC, par exemple, continuera de soutenir principalement l'agriculture industrielle et les marchés restent aujourd'hui majoritairement tournés vers les produits standardisés malgré une demande croissante des consommateurs pour des produits sous signe de qualité comme le bio. Ce cadre global doit également changer pour impulser un changement de grande ampleur dans l'agriculture.

 

Pour nous suivre et poser vos questions n'hésitez pas à utilisernotre page Facebook mais aussi notre fil twitter en utilisant @fondationhulot et le #alimentezledebat

 

 

 

 

 


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