Shi-Zen, «nature» en japonais, est un magazine mensuel féminin mettant en avant des initiatives responsables en matière d’environnement balayant tant les sujets de mode éthique, de cosmétiques bio que de l’actualité environnementale.
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«Shi-zen est née d'un constat: alors que la prise de conscience du citoyen est claire sur les enjeux environnementaux, et que les produits «bio» arrivent en masse sur le marché, aucun magazine féminin n'adoptait encore une ligne éditoriale 100% éthique. Certains produits et attitude «nature friendly» étaient certes parfois mis en avant dans une rubrique, mais ils semblaient là pour l'effet de mode, tant la philosophie globale du magazine était généralement éloignée des problématiques du développement durable.
Dans un monde où les attitudes responsables sont de plus en plus encouragées, la presse féminine restait campée sur des positions ultra-consuméristes, loin des considérations et des besoins d'information des lectrices...»
Terra Economica le 25/04/10, Série : Quel avenir pour la biodiversité? (1/5)
Cela fait 2 000 ans que l’homme croit vivre dans un immense décor, où il peut puiser sur les ressources naturelles sans compter. Le philosophe Dominique Bourg, membre du Comité de veille écologique de la Fondation et ancien vice-président d’une commission du Grenelle de l’environnement, nous explique les origines religieuses et culturelles de cette relation distanciée entre l’homme et la nature. Si l’on vous dit que vous faites partie intégrante de la biodiversité au même titre que l’oursin, le pivert, le poisson-lune, la hyène, le géranium ou l’ortie, ça vous chiffonne, n’est-ce pas ? Ne vous inquiétez pas, vous n’êtes pas le (la) seul(e).

Cela fait plus de 2 000 ans que ça dure. La faute à l’Homo sapiens qui a toujours cherché à s’émanciper de la tutelle de la nature, en la dominant, en la domestiquant et en l’exploitant. L’homme a si bien réussi qu’il est aujourd’hui contraint de prendre en charge des régulations autrefois naturelles : tenir la comptabilité des gaz rejetés dans l’atmosphère, protéger la pureté des nappes phréatiques, sauvegarder des espèces animales et végétales… Il est devenu «comptable de ses propres conditions naturelles d’existence et du sort des générations futures», comme le souligne le philosophe Dominique Bourg.
Au tournant du millénaire s’est imposée l’idée qu’il fallait gérer la nature pour la préserver.
Notre emprise sur l’environnement est désormais telle, que la création de réserves naturelles ne suffit plus. Pour sauvegarder la violette de Rouen, il faut aménager les falaises des berges de la Seine ; pour sauver l’azuré des gentianes, il faut négocier avec les propriétaires des terrains où vit ce papillon…
En somme, il faut hiérarchiser et organiser, c’est-à-dire composer avec la nature et avec les hommes. L’enjeu de cette approche est de dépasser la nostalgie d’une harmonie perdue avec la nature, pour tisser avec celle-ci de nouvelles relations, sans renoncer à la modernité, mais au contraire en utilisant pleinement les moyens qu’elle offre à l’action. Elle est donc résolument optimiste.
Depuis une décennie, émergent en Europe des projets de «sciences citoyennes» rétablissant le lien entre amateur et professionnel des sciences naturelles. Ils se réclament d’une nouvelle alliance entre l’amateur et le scientifique, en ne cantonnant plus le public dans un rôle de destinataire d’une vulgarisation scientifique mais en le faisant participer activement à la création de savoir.
En octobre 2009, Tela Botanica a recensé plus de 40 expériences de sciences participatives sur terre, dans les airs ou en mer, ici comme ailleurs.
Vous en trouverez les contenus dans le livret "Observons la nature" ci-dessous. Il y en a certainement une près de chez vous qui intéresse, vous séduit plus particulièrement. Vous rendrez service à la science comme à la biodiversité. N’hésitez pas à y participer. Devenir un maillon indispensable de la source du savoir est aussi source d’épanouissement personnel.
Riche d’enseignements et de réflexions, ‘Pour une éducation buissonnière’ est aussi une vigoureuse exhortation au développement de l’éducation nature pour que chaque enfant puisse s’épanouir en tant qu’être vivant sur notre planète, et aille vers une humanité plus solidaire et respectueuse des ressources limitées et de la beauté du monde.

Nous privons de plus en plus nos enfants de la nature, du dehors, les acheminant peu à peu vers une éducation ‘‘hors-sol’’. Et ceci au nom de la sécurité, de l’hygiène, de la norme, du risque zéro, et sous le prétexte fallacieux que, par écrans interposés, la vie, le réel arrivent désormais sans risques jusqu’au cœur de douillettes petites cages dorées où nous les gardons à l’abri.
Or le monde n’est pas réductible aux murs de la chambre ou de la classe, ni à des images virtuelles, les plus perfectionnées soient-elle.