En cas de crises humanitaires et de situations d’urgence, la priorité est bien évidemment donnée à la survie des populations touchées. Conflits, catastrophes naturelles ou autres crises, l’impact environnemental des opérations d’urgence n’est pas souvent pris en considération et les dommages causés à l’environnement des zones d’intervention sont nombreux.
Afin d’encourager les acteurs de terrain à mieux prendre en compte l’aspect environnemental dans leurs actions, le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) propose un centre de ressources en ligne.
Ce centre d’informations a été lancé le 19 août dernier à l’occasion de la Journée Mondiale de l’aide humanitaire. C’est la première initiative de ce type qui vise à promouvoir la protection de l’environnement dans les actions humanitaires et qui s’adresse directement aux professionnels de ce domaine.
Selon un nouveau rapport du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), la restauration d'écosystèmes disparus ou endommagés - que ce soient des forêts, des plans d'eau douce, des mangroves ou des zones humides - permet de générer des revenus de plusieurs millions de dollars, de créer des emplois et de combattre la pauvreté.

Divulgué à l'occasion de la Journée mondiale de l'environnement, ce rapport repose sur des milliers de projets de restauration d'écosystèmes à travers le monde et présente plus de 30 initiatives qui transforment la vie de communautés et de pays du monde entier. Le rapport, intitulé "Planète morte, planète vivante" : restauration de la biodiversité et des écosystèmes pour un développement durable", montre que, loin d'être une entrave à la croissance et au développement, bon nombre d'investissements environnementaux dans des actifs naturels dégradés peuvent générer des revenus substantiels et multiples.
Au sommaire de ce numéro de la revue du Programme des Nations Unies pour l'environnement de février 2010:

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Une étude de l'économiste indien Pavan Sukhdev publiée vendredi, estime que dépenser des milliards pour protéger la diversité de la vie animale et végétale permettrait un retour sur investissement cent fois supérieur sur le long terme.
Selon l’étude, si l’on investissait quelque 45 milliards de dollars par an dans le développement des zones protégées sur terre et en mer, cela permettrait d'assurer des bénéfices de l'ordre de 4 à 5.000 milliards de dollars par an après seulement quelques dizaines d'années.