Témoignage de Benoît Faraco, coordinateur climat énergie de la Fondation Nicolas Hulot
Trois mois après la désillusion de Copenhague, la France et la Norvège ont lancé le 11 mars une initiative pour relancer les discussions sur la lutte contre la déforestation.
Cette réunion qui a rassemblé une soixantaine de pays du Nord et du Sud a été l’occasion de rebondir et de repartir sur des bases concrètes sur ce sujet très préoccupant. La déforestation représente environ 20% des émissions mondiales de gaz à effet de serre et provoque des catastrophes écologiques, économiques et sociales. Les forêts tropicales sont, en effet, des réservoirs importants de biodiversité, et apportent également de nombreuses ressources aux populations rurales.
Dans notre monde instable, nombre de régions à la dérive sont devenues de dangereux chaudrons où bouillonnent misère et frustrations.
Serge Michailof et Alexis Bonnel décrivent les chocs qui, au cours des prochaines décennies, vont frapper d’abord le Sud puis, par ricochet, nos pays riches.

L’un des rares outils disponibles pour permettre de construire des États viables dans les régions en crise, autant que pour rendre enfin attractif le développement durable : une aide publique au développement entièrement repensée. Notre maison brûle au Sud. Et si nous regardions ce que nous pouvons faire au Nord ?
La Conférence des parties de la CITES qui se déroule en ce moment à Doha (Qatar) avait l'avenir du thon rouge entre ses mains. En effet, c'est au sein de cette conférence que ce décide quelles sont les espèces animales ou végétales qui bénéficieront d'une protection au titre de la Convention. Il a finalement été décidé que le thon rouge ne serait pas protégé.
