C'est un petit ouvrage savoureux que nous livre ici Jean Bastaire, devenu le chantre de l'écologie chrétienne. La sauvegarde de la planète — l'écologie — constitue une préoccupation, majeure aujourd'hui, que les chrétiens partagent avec leurs semblables.

Mais, pour les chrétiens, il s'agit d'une exigence essentielle de la foi : la création n'appartient pas à l'homme ; elle est une œuvre d'amour dont l'homme dispose afin de rendre amour pour amour. La question se pose alors de la fin de la création, de sa destinée éternelle. À l'achèvement des temps, la création est-elle destinée à disparaître, l'homme échappant seul à la catastrophe?
La Bible affirme résolument le contraire, et particulièrement le Nouveau Testament par la bouche de Paul et de Jean. L'univers a une destinée éternelle et il attend en gémissant sa délivrance et la délivrance de l'homme. Celui-ci est solidaire de l'univers créé dont il est issu.
Par Florence de Monclin, Conseillère pédagogique, responsable éducation-formation de la Fondation Nicolas Hulot

Il ne se passe pas une semaine sans que des informations sérieuses nous rappellent les ressources insoupçonnées de la biodiversité, ses capacités d'adaptation, sa résilience, mettant ainsi en exergue la valeur des services écologiques qu'elle rend aux communautés humaines au Nord comme au Sud.
Ici, des agronomes américains découvrent que la salive d'un insecte ravageur des cultures, la teigne guatémaltèque, provoque une stimulation de la croissance toutes les autres patates au point de doubler le rendement des champs de pommes de terre. S'agit-il d'un mécanisme de défense adopté par certaines variétés de pommes de terre? En tout cas, il semble que c'est la salive de l'insecte qui provoque cette stimulation.
Là, et dans le prolongement de quatre années d'expérimentation, c'est la révélation par les chercheurs de l'université de Lausanne des caractéristiques génétiques d'un champignon microscopique (Glomus intraradices) susceptibles de multiplier par cinq la croissance de la plante de riz et offrant ainsi des perspectives intéressantes pour l'agriculture durable. Cette croissance résulte d'une symbiose entre le champignon et la plante de riz. "L'avantage de notre technique est qu'elle est totalement naturelle, aucun nouveau gène n'est introduit dans la plante et il ne s'agit donc pas d'OGM (organisme génétiquement modifié)", souligne le professeur Ian Sanders.
Pour aller plus loin dans sa démarche de transparence, la Fondation Nicolas Hulot a souhaité ouvrir son jury des Bourses à un de ses donateurs. Sélectionné parmi les 180 donateurs ayant répondu correctement à l'écoquizz du mini-site La pépinière des projets, Monsieur Alain Valdenaire a pu participer concrètement à la sélection d'une vingtaine de projets qui se sont vu attribuer une bourse allant de 1 000 à 10 000 €.
Il a assisté de l'intérieur à l'évaluation des projets, s'est exprimé sur les projets en fonction de sa sensibilité et ses priorités écologiques.

