Penser la transition

Le vélo : une solution pour se déplacer plus et respirer mieux

Publié le 24 mars 2017

Les déplacements à vélo représentent aujourd’hui entre 3% et 15% de part modale en France (en fonction des territoires), la voiture restant le moyen de déplacement privilégié des Français. La France s’est fixé pour objectif de faire progresser la place du vélo, pour atteindre une moyenne nationale de 12% d’ici 15 ans. Et pour cause, le vélo est une des réponses pertinentes aux défis que sont la lutte contre la pollution de l’air ou le changement climatique, mais également la préservation de la santé des citoyens ou le vivre ensemble. Les bénéfices sont multiples et font du vélo un vrai levier de transition.

Les enjeux

Le report modal « potentiel » de la voiture sur le vélo est susceptible de changer le visage de la mobilité sur les territoires quand on sait par exemple que la moitié des déplacements intra urbains sont inférieurs à 3km - une distance pour laquelle le vélo est particulièrement adapté. Dans de nombreuses villes, où les niveaux de pollution sont les plus marqués, les citadins font le choix du vélo.

Par ailleurs, le vélo à assistance électrique est un levier considérable de report modal : il permet d’allonger les distances parcourues, à moindre effort en permettant un dénivelé, et d’offrir parfois une alternative crédible à la voiture dans des territoires ruraux ou périurbains.
Le vélo est un moyen de déplacement accessible car peu cher par rapport aux autres modes de transports. C’est une solution durable, pour tous.
Enfin, le vélo est un mode de déplacement léger, flexible, autonome, et donc « complémentaire » des transports en commun, en fonction de la situation et des besoins de chacun. Cela fait du vélo un moteur de la transformation du système de mobilité, en renforçant les opportunités de combiner les modes.

Malgré les nombreuses études sur les bénéfices du vélo et sur l’urgence à changer les pratiques de mobilité, notamment en ville pour faire face à la pollution de l’air, les obstacles se révèlent persistants : une culture vélo peu développée, des équipements qui font défaut ou qui sont mal connus, une sécurité qui n’est pas toujours garantie pour ce mode de transport « minoritaire », des inégalités d’accès aux équipements (pistes et solutions de stationnement) qui sont situés majoritairement en ville centre et trop peu en périphérie. En outre, la pratique du vélo, comme d’autres pratiques sportives, n’est pas compatible avec la pollution de l’air, lorsque le niveau de celle-ci dépasse les seuils d’alerte notamment.

Les propositions de la Fondation Nicolas Hulot

Une politique nationale favorable aux mobilités actives est partie intégrante d’une stratégie de report modal ambitieuse, dotée d’un plan d’investissement pour développer les garages à vélos sécurisés, les voies dédiées aux bus et aux vélos, les aires de covoiturage pour une meilleure intermodalité.

  1. Soutenir les investissements des collectivités dans les aménagements et équipements vélo par des appels à projets à destination des villes moyennes,
  2. Inciter et accompagner les territoires dans les politiques d’aménagement pour résorber les coupures urbaines et autres ruptures de continuités,
  3. Financer des campagnes nationales de communication positive en faveur des mobilités actives,
  4. Généraliser l’apprentissage de la mobilité à vélo, avant la sortie de l’école primaire.
  5. Mettre en place les mesures économiques adéquates telles que l’indemnité kilométrique vélo obligatoire et revalorisée.

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