|
|
|
Nom : Association de gestion de la réserve naturelle de Chérine
Localisation : Brenne (département de l’Indre)
Objet : Gestion concertée des paysages et préservation de la biodiversité
|

L'association
L’association de gestion de la réserve naturelle de Chérine a pour objet la protection et la valorisation du patrimoine naturel présent sur son territoire et à sa périphérie. Située dans le sud de l’Indre, au milieu du parc naturel régional de la Brenne, l’association développe des activités de surveillance (inventaires et suivis scientifiques), des visites guidées et une information ciblée du public mais aussi des expériences innovantes de gestion des milieux naturels avec les acteurs locaux.
La Brenne : une nature d’exception
Quoique de superficie restreinte (80 000 ha) et située en plaine, la Brenne abrite aujourd’hui l’un des patrimoines naturels les plus riches de France. Cette richesse tient à la grande diversité des milieux naturels : étangs, prairies, landes, bois, fourrés qui servent d’habitats à de nombreuses espèces animales.
Le sol, peu favorable à l’agriculture, la faible densité de la population et l’absence d’industries, associés à des pratiques d’élevage extensif, ont favorisé l’épanouissement d’une faune et d’une flore remarquables. Au nombre des espèces emblématiques de la Brenne, on trouve, par exemple, le butor étoilé, la guifette moustac, le héron pourpré, la cistude d’Europe, de nombreuses espèces de chauves-souris, le chat sauvage et bien d’autres.
Pour restaurer la biodiversité : un partenariat exemplaire
Enclaves de nature protégée, les réserves naturelles ne suffisent pas, lorsqu’elles sont de surface restreinte, à sauvegarder durablement les richesses biologiques qu’elles abritent. Les territoires voisins doivent en effet assurer une certaine continuité écologique pour garantir la vie des espèces animales et végétales de ces oasis de nature.
Dans la Brenne, à la périphérie de la réserve de Chérine, cette continuité est menacée par une extension de la friche qui est consécutive à l’abandon du pâturage et qui entraîne une perte importante de diversité biologique.
Pour contrer ce phénomène, les gestionnaires de la réserve ont initié un partenariat avec les propriétaires-chasseurs voisins et des agriculteurs afin de développer un programme original de préservation de la biodiversité et de sensibilisation du public. Le but est, dans un premier temps, de restaurer un site de 30 ha grâce au pâturage afin de garder des milieux naturels ouverts et donc de favoriser la présence de nombreuses espèces : orchidées, papillons, cistudes, circaètes Jean le Blanc, bécassines…
Cette action exemplaire en termes de développement durable permet de faire connaître les pratiques de gestion utiles à la biodiversité ainsi que la nécessité d'un dialogue entre les naturalistes et les différents acteurs locaux.

|