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COP22 : place à l’action et à la cohérence

Publié le 04 novembre 2016 , mis à jour le 09 novembre 2020

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Moins d’un an après la signature de l’Accord de Paris lors de la COP21, les 196 Etats membres se retrouvent à Marrakech. L’action sera-t-elle le maitre mot de la COP22 ?

La transition énergétique a-t-elle enfin commencée ? Au niveau économique, plus de la moitié des investissements dans les capacités de production d’électricité se sont dirigés vers les énergies renouvelables en 2015. La réalité exige pourtant d’aller plus loin et beaucoup plus rapidement. En effet, l’année 2016 bat tous les records de réchauffement y compris ceux de 2015 qui étaient déjà historiques. La fonte des glaces de la partie terrestre du Groenland s’est accélérée de manière inquiétante et nous avons dépassé la barre fatidique des 400 parties par millions (PPM, nombre de molécules de gaz à effet de serre) en teneur moyenne de CO2... Pour la Fondation Nicolas Hulot, il est donc urgent d’agir pour gagner la guerre climatique en abandonnant notamment la construction de tous les projets climaticides comme l’aéroport de Notre Dame des Landes et en harmonisant nos politiques publiques, à commencer par notre politique commerciale.



Le CETA, le TAFTA ou le TISA, ces fameux accords de « nouvelle génération » vont avoir pour conséquence de développer les investissements dans le pétrole issu des sables bitumineux et de donner la possibilité aux multinationales d’attaquer les Etats qui mettraient en œuvre des politiques publiques contraires aux intérêts des investisseurs (réduction des émissions des gaz à effet de serre par exemple). Pour la Fondation Nicolas Hulot, il faut renégocier le CETA d’urgence pour qu’il devienne le premier accord « COP21-compatible ».  Il faudrait par exemple, favoriser une agriculture locale et durable, des énergies propres, mais aussi rendre les chapitres environnement et développement durable plus ambitieux et juridiquement contraignants (ils font partie des rares chapitres qui ne le sont pas).

Il est essentiel que la COP22 soit un moment pour mettre en place un système de solidarité internationale afin de prévoir les financements nécessaires pour que les pays en développement puissent se développer de manière durable et s’adaptent aux changements climatiques dont ils sont les premières victimes.  Les Etats les plus riches seront tenus d’appliquer la feuille de route qui permettra d’atteindre les 100 milliards de dollars par an en 2020 pour les pays en voie de développement. Les règles de mise en œuvre de l’Accord de Paris nécessitent également d’être précisées, notamment celles pour assurer la transparence, et spécifier les modalités de la “clause de revoyure” prévue tous les 5 ans pour établir un bilan mondial des engagements nationaux dès 2018. Enfin, les Etats doivent travailler ensemble pour arriver à un modèle énergétique qui fonctionne à 100% aux énergies renouvelables.

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