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David Maenda Kithoko, président fondateur de l’association Génération Lumière

Publié le 03 novembre 2020 , mis à jour le 20 avril 2021

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Fine barbe, veste ajustée, rien ne laisserait paraître de l’histoire de David Maenda Kithoko.
Réfugié politique en France depuis cinq ans, l’étudiant en commerce à Lyon avait un objectif, avec son ami d’enfance resté dans province de Kivu en République Démocratique du Congo (RDC)

Au départ, je voulais travailler dans l’humanitaire : mon obsession, c’était d’agir dans mon pays d’origine, même si je ne peux plus y retourner (NDLR : son père et sa famille étant menacés pour des raisons politiques). Rapidement, j’ai compris qu’il fallait que je m’engage pour l’environnement, car ces enjeux cristallisent tous les autres

En 2017, un financement du programme Génération Climat de la Fondation lui permet d’initier le premier projet de la toute jeune association Génération Lumière qu’il vient de créer à Lyon pour encourager les jeunes de la région des Grands Lacs à oser s’inventer un avenir dans ce pays marqué par les conflits armés et leurs conséquences sur l’environnement.

Alors qu’en RDC où la corruption et les conflits sanglants font rage, les problématiques environnementales, quant à elles, ne sont pas une priorité. Pourtant David confie « Quand ici, en France, les gens me disent que tout cela leur paraît lointain, je leur dis de regarder dans leurs poches ! ». En effet, le Kivu, où son association est la plus active, renferme 80 % des réserves de coltan, minerai nécessaire à la fabrication des téléphones portables, qui sont autant de sources de convoitises.

Aujourd’hui l’étudiant a la conviction qu’il faut d’abord informer, là-bas comme ici. Ayant longtemps souffert de l’exil, il trouve dans son combat, son projet, une sorte de renouveau : « Grâce à l’association, j’ai l’impression de fouler à nouveau la terre de RDC, de m’y ancrer, même à distance. Roger m’envoie des vidéos, je vois les programmes avancer, c’est essentiel pour moi. »

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