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Décarboner le secteur automobile et accompagner sa mutation

Publié le 14 août 2020 , mis à jour le 27 novembre 2020

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Le 26 mai 2020, le président de la République présentait le plan de soutien à la filière automobile. Au total, 8 milliards d’euros ont été mis sur la table, un montant inédit et historique pour aider le secteur à faire face à la crise économique. Ce plan fait néanmoins l’impasse sur les contreparties écologiques et sociales. Si l’industrie automobile prend aujourd’hui le virage vers l’électrique, ce secteur ne dispose pas de réelle stratégie de décarbonation à moyen et long terme.

Décarboner le secteur automobile et accompagner sa mutation

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Aucune garantie n’a été donnée sur l’emploi alors même que la ten-dance au déclin des effectifs, marquée avant la crise, pourrait s’accélérer. De plus, les solutions pour «relocaliser» de manière concrète manquent à l’appel… Bref ce plan de soutien ressemble fort à une mise sous perfusion, non seulement coûteuse, mais qui de surcroît ne réduit pas les risques de voir l’emploi décliner et la France s’éloigner de sa trajectoire climat.

Les échéances politiques à venir - Plan de relance, Loi de finance et Loi climat - seront donc cruciales pour fixer de nouvelles règles et orienter résolument le secteur automobile vers la décarbonation et permettre de retrouver des perspectives positive pour l’emploi.

Le plan de relance sera un moment de vérité pour la politique économique du gouvernement. Celui-ci a d’ores et déjà annoncé une baisse importante des impôts de production, dont le secteur automobile sera bénéficiaire. Objectif affiché : favoriser la relocalisation de l’industrie et l’emploi. Sans conditionnalité, cette baisse sera totalement inopérante sur l’emploi.

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