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Margot, ancienne volontaire en service civique et aujourd’hui salariée au GEPOG

Publié le 03 novembre 2020 , mis à jour le 20 avril 2021

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Tu as fait un BTS GPN, donc de gestion de la nature... Qu’est-ce qui t’avait donné envie de faire ces études ? Est-ce qu’il y a eu un élément déclencheur pour vouloir protéger la nature ?
J’ai toujours voulu travailler pour la protection de la nature et de la faune, depuis toute petite je n’ai jamais pensé à faire autre chose, c’était pour moi une évidence. J’ai suivi un parcours classique de BAC scientifique avec spécialité en sciences et vie de la Terre, puis je suis arrivée à l’Université en licence de biologie. C’est là que le vrai déclic a eu lieu : je ne me voyais pas rester plusieurs années sur les bancs de la faculté à étudier, je voulais agir maintenant, sur le terrain, et je me suis donc orientée vers le BTS afin de pouvoir mettre au plus vite mes compétences au service de la protection de l’environnement.

Pourquoi avoir choisi un BTS plus qu’autre chose en termes de formation ?
J’ai choisi de réaliser un BTS car je souhaitais acquérir des compétences techniques et apprendre en étant au contact de la nature. Le BTS que j’ai réalisé était en alternance, 50% de cours et 50% de stages, chantiers sur le terrain et voyages scolaires. Je voulais bouger physiquement, être à l’extérieur et apprendre un métier concret.

Grâce à la Fondation, tu as pu réaliser une mission de service civique, qu’est-ce que tu as particulièrement aimé faire pendant cette expérience ?
Pendant mon service civique, j’ai tout de suite apprécié l’autonomie et l’opportunité de mettre en place des actions par moi-même. Faire des enquêtes, organiser des évènements, mettre en place des actions de bénévolat et de sciences participatives, tout était nouveau pour moi et j’ai dû apprendre sur le tas. C’est exactement ce que j’attendais de cette mission.

Une partie de mon travail était consacrée au suivi du dauphin de Guyane et c’est ce qui m’a permis de développer une passion pour le milieu marin et d’acquérir les première compétences pour pouvoir ensuite évoluer vers un poste de technicienne environnement.

Pourquoi un service civique en Guyane et pas en hexagone ?
La nature en métropole est passionnante mais j’avais envie de plus. Je voulais une nature débordante, omniprésente, envahissante. En Guyane, la nature domine et oblige parfois les hommes à s’adapter à elle, et non pas l’inverse. La Guyane, c’est aussi un symbole de biodiversité, un territoire complexe, des enjeux énormes et c’est ce qui la rend si attachante. Par ailleurs, je voyage beaucoup depuis l’âge de 18 ans et je ne me lasse pas de découvrir cette planète, ce service civique c’était aussi une bonne occasion pour moi de bouger.

Pourquoi pour toi c’est important de protéger la nature ? Qu’est-ce qui te touche personnellement là-dedans ?
J’ai grandi dans un véritable cocon de nature, c’était comme un petit paradis pour moi. Quand je me suis rendu compte de la direction que notre monde prenait, j’ai tout simplement refusé de la suivre. La meilleure et la seule chose à faire pour moi était de consacrer ma vie à protéger ce qui nous fait vivre face à un monde que je ne comprenais pas. C’était tout simplement important pour mon équilibre et pour pouvoir transmettre à mes futurs enfants ces mêmes convictions.

Si tu devais donner un conseil à un jeune qui souhaite se lancer et faire quelque chose pour protéger la nature, que lui conseillerais-tu ?
De foncer tout simplement ! Toutes les actions sont bonnes à prendre que ce soit en faisant du bénévolat, en réalisant un service civique ou en entamant un parcours professionnel dans la protection de l’environnement. Pour faire ce métier, il faut être passionné, persévérant et avoir des convictions.
Dans mon cas, le BTS Gestion et Protection de la Nature en alternance a été le meilleur choix que j’ai pu faire, c’est pourquoi je le recommande vivement aux jeunes qui souhaitent se lancer dans cette branche.

Le Groupe d’Étude et de protection des Oiseaux en Guyane fait partie du réseau « J’agis pour la nature » , créé par la Fondation Nicolas Hulot.

Pour en savoir plus sur le parcours de Margot et ses actions au sein de l’association, rendez-vous ici.

Sources

GEPOG : Groupe d’Étude et de protection des Oiseaux en Guyane

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