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Quand les acteurs financiers intègrent les enjeux climatiques par Alain Granjean et Nicolas Hulot

Publié le 08 octobre 2015 , mis à jour le 23 novembre 2020

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Chaque vendredi, Les Echos consacrent un dossier aux enjeux de la conférence climat (COP 21) qui se tiendra à la fin de l’année à Paris. Dans celui du 9 octobre sur « Le coût économique du réchauffement » Nicolas Hulot et Alain Grandjean (économiste, membre du Conseil scientifique de la FNH) appellent les acteurs du monde de la finance à aller plus loin dans leurs engagements climat.

"Osons faire du climat un pilier de nos stratégies d’investissement !"

Texte de la tribune « Le « risky business » a changé de camp ! » - les Echos - 09/10/15

« Alors que s’ouvrent à Lima les assemblées d’automne de la Banque Mondiale et du FMI et à moins de deux mois de la conférence climat de Paris, le financement d’une économie mondiale compatible avec l’objectif international de limiter le réchauffement climatique à 2°C est plus que jamais d’actualité. A ce jour, moins de 13% des investissements mondiaux dans les infrastructures peuvent être qualifiés de « verts ». L’enjeu est de taille mais le contexte évolue : le monde de la finance commence à intégrer les risques financiers liés au dérèglement du climat et à adapter ses stratégies en conséquence. Le Fonds de pension public norvégien qui pèse 745 milliards d’euros - près de 1% de la capitalisation boursière mondiale - s’est ainsi engagé à désinvestir 10 milliards de dollars du secteur charbonnier. Standard & Poors travaille à une méthodologie pour intégrer l’exposition au risque climat dans sa notation du risque de crédit des entreprises. Comme le dit Henry Paulson, ancien secrétaire d’Etat au Trésor américain, lLe « risky business » a changé de camp : avoir 20% de ses investissements dans les énergies fossiles devient plus risqué que dans les énergies renouvelables. Le rapport « Mobiliser les financements pour le climat » remis au Président de la République en juin, propose une feuille de route intégrée du financement d’une économie 2°C autour de quatre piliers : signal prix carbone, financement des infrastructures bas carbone, rôle des banques de développement et intégration du risque climat dans les réglementations financières. Ce rapport comprend des propositions concrètes concernant le FMI, la Banque Mondiale, le Conseil de stabilité financière, le comité de Bâle ou les banques centrales. A ces institutions et à la France de s’en saisir pour qu’elles intègrent enfin le climat dans leur stratégie.

En résumé, Osons faire du climat un pilier de nos stratégies d’investissement ! »

Retrouvez cette tribune sur le site des Echos.

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