Communiqué de presse

La FNH appelle Emmanuel Macron à continuer de porter l’ambition au niveau européen tout en l’appliquant aussi en France...

Publié le 16 juillet 2020 , mis à jour le 26 novembre 2020

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Lors d’une audition devant les Sénateurs, le Premier Ministre a affirmé que la France recevrait 35 milliards d’euros issus du fonds européen, initialement porté par Emmanuel Macron et Angela Merkel. Les 17 et 18 juillet, les chefs d’Etat européens discuteront de la répartition de ce fonds et de son usage. 

A cette occasion, la Fondation Nicolas Hulot appelle Emmanuel Macron à porter un message de cohérence en proposant qu’au moins 50% des financements aillent à des investissements écologiques et que pas un euro ne vienne financer les projets néfastes au climat et à la biodiversité. Plus encore, et en guise d’exemplarité, la FNH appelle le Président à appliquer ces règles au plan de relance français dans son ensemble, soit aux 100 milliards d’euros annoncés par Jean Castex lors de son discours de politique générale.

Au niveau européen : la France doit se ranger du côté des pays ambitieux sur le climat, la biodiversité et la justice sociale

Emmanuel Macron doit porter un message d’ambition et de cohérence auprès de ses homologues :

- 50% des montants doivent servir des investissements écologiques ayant un impact immédiat sur la baisse des émissions de GES et sur la reconquête de la biodiversité.

- Aucune somme de ce plan de relance ne doit encore pouvoir financer des projets liés aux énergies fossiles ou aux EPR, à la construction de nouveaux équipements routiers ou autoroutiers, ni à l’extension ou tout nouvel équipement incompatible avec la nécessaire baisse des émissions de gaz à effet de serre.

Au niveau national : la France doit utiliser le plan de relance pour enfin engager la transition écologique

Il serait inconcevable que la France soit moins disante au niveau national concernant l’argent qui viendrait directement du budget français. Or, pour le moment seulement 20 milliards des 100 milliards supplémentaires annoncés hier par le Premier ministre, dans son discours de politique générale, seraient alloués à la transition écologique. La FNH demande donc que les 40 milliards qui sont alloués à l’industrie soit fléchés sur des industries d’avenir et conditionnés à des gains écologiques et sociaux. En d’autres termes, cet argent ne doit en aucun cas alimenter des secteurs comme le nucléaire, l’agriculture de précision, la 5G mais doivent se concentrer sur des secteurs d’avenir comme le rail, le fret, la rénovation des bâtiments, l’agroécologie, les énergies renouvelables… Par ailleurs, la FNH reste opposée à la suppression des impôts de production (20 milliards) qui, vu le contexte actuel, n’est d’autant moins prioritaire qu’il permettrait d’aider aussi bien des entreprises polluantes que du secteur promouvant de la transition écologique.

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